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Le
tourisme au Sénégal: la demande |
Le tourisme sénégalais a connu depuis une décennie une
croissance quasi-régulière, au niveau de la demande, passant de 270 000
arrivées en 1991 à environ 400 000 en 2003.
Pour un flux aux aéroports d'environ 500.000 passagers, les arrivées de
touristes internationaux (non-résidents) se sont élevées en 2001 à plus de
396.000 personnes contre 390.000 en 2000.
La durée moyenne du séjour a cependant baissé, alors qu'elle tournait autour
de 4 jours il y a 3 ans, elle est passée sous ce seuil, avec une moyenne de
3.6 en 2000 et 3.8 en 2001.
Ainsi, les touristes, bien que plus nombreux en 2000, ont généré moins de
nuitées qu'en 1999 (-4,6 %).
Toutefois, cette perte semble avoir été compensée en 2001(+ 6.8 %
2001/2000), avec une légère augmentation de 2 % par rapport à 1999.
La répartition entre le tourisme d'affaires et le tourisme de loisirs est de
50/50 en termes d'arrivées, mais de 30/70 en termes de nuitées.
Une forte dépendance vis à vis du marché émetteur français :
Les touristes français représentent un énorme marché, mais depuis 1996, les
déplacements à l'étranger des Français baissent de 3% par an.
Les caractéristiques de ce segment sont : une clientèle individuelle, la
forte propension à la fidélité, un fort intérêt pour les circuits
touristiques, le soleil et la plage, les visites de villes et les sites
d'intérêt culturel.
La destination Afrique connaît des taux de croissance élevés, en contraste
avec la baisse du marché émetteur français.
La croissance moyenne des arrivées de touristes français en Afrique est de
15%, mais le Sénégal a été peu dynamique sur ce marché ces dernières années
(8% de croissance moyenne), alors que ses concurrents dépassent les 10% de
croissance (Ile Maurice 12%, Afrique du Sud 10%, Côte d'Ivoire 19%, Tanzanie
34%).
Malgré tout, la France reste le principal marché émetteur avec plus de 60 %
des nuitées et montre une orientation marquée vers le balnéaire et la
découverte culturelle.
Le balnéaire d'hiver connaît une forte croissance (+7.5%) mais le Sénégal en
a peu profité (+0.2%).
Les autres marchés émetteurs :
Le continent africain vient en seconde position avec 15 % des nuitées
(principalement du tourisme d'affaire et de congrès).
Le Benelux se positionne à la troisième place avec 6 % des nuitées. Suivent
l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne avec respectivement 5 %, 3 % et 3 % des
nuitées.
Ces sept marchés totalisent plus de 90 % des arrivées touristiques.
L'Amérique ne représente que 2 % des arrivées. Il s'agit essentiellement
d'un tourisme ethnique concentré sur l'île de Gorée.
L'ouverture sur les grands marchés émetteurs que sont la Grande Bretagne et
les pays scandinaves n'a toujours pas été entamée.
Les flux touristiques :
L'analyse de l'intensité des flux touristiques du Sénégal permet de
distinguer deux périodes distinctes : la haute saison de novembre à avril et
la basse saison de mai à octobre.
Le taux moyen d'occupation est faible, de 37.7 % en 2001.
En revanche, le coefficient de saisonnalité est important : en haute saison,
il est venu 49 % de plus de touristes qu'en basse saison.
La dépense moyenne journalière d'un touriste est de l'ordre de 70.000 FCFA.
Enfin, le taux de fidélisation est très bas : 4 % de retour.
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Le
tourisme à thème au Sénégal |
L'émergence de nouveaux marchés
Afin de diversifier les produits proposés et faire évoluer l'image de la
destination Sénégal, trop réduite à l'activité balnéaire, des initiatives
commencent à se faire jour pour développer de façon durable deux nouveaux
produits touristiques : le tourisme de patrimoine, et le tourisme intégré.
Le tourisme de patrimoine :
L'histoire du Sénégal a doté le pays de nombreux monuments à haute valeur
culturelle, encore sous exploités, à Gorée, Saint-Louis, Dakar et Rufisque.
Un projet axé sur des actions pilotes de réhabilitation et de valorisation
du patrimoine historique et culturel de la région de Saint-Louis vient
d'être lancé par la Coopération française.
Sont prévus la restauration du fort de Podor, la réhabilitation des jardins
de la " Folie du Baron Roger " et des mosquées omariennes.
Ces interventions sont complétées par la création d'outils de valorisation
touristique (circuits signalétiques, brochures, etc...) à partir d'études
historiques et culturelles et une campagne de sensibilisation au tourisme
durable.
D'ores et déjà, le projet a financé la réalisation d'un CD Rom et d'une
plaquette de présentation de Saint-Louis.
D'autres projets de ce type sont en cours d'étude, principalement à Dakar
(création d'un circuit touristique après identification et réhabilitation
des anciennes maisons de commerce situées autour du marché Kermel), et à
Rufisque ou de nombreux sites et bâtiments (Place Gabard, Bâtiment SNCS,
Place de la Gare, Mairie...) témoignent de l'activité économique passée de
la ville et mériteraient d'être mis en valeur.
Le tourisme intégré et l'écotourisme :
D'une manière générale, l'évolution positive de l'écotourisme augmente les
revenus des populations locales, améliore la qualité de vie, et évite la
dégradation des milieux fragiles.
D'une part, l'écotourisme peut aider la population locale à trouver du
travail et un marché pour ses produits agricoles et son artisanat.
D'autre part, les autorités de la protection de la nature en attendent des
recettes pour financer ladite protection.
L'ensemble de ces avantages, et les fortes potentialités naturelles du
Sénégal, expliquent pourquoi le gouvernement a décidé de donner la priorité
au développement de ce type de tourisme au Sénégal.
En effet, le pays compte à ce jour 6 parcs nationaux (Niokolo Koba classé
comme patrimoine mondial de l'humanité, Parc national des oiseaux du Djoudj,
Basse Casamance, Langue de Barbarie, Ile de la Madeleine,
Delta du Saloum)
et 4 réserves naturelles (Kalissaye, Guembeul, Popenguine, Ferlo Nord) sans
compter la réserve privée de Bandia.
Cet ensemble représente un total de 1 500 760 hectares, soit 8% du
territoire national.
Ont été identifiés entre autres : le lac Rose, les Niayes, les Chutes de
Dindéfélou, le pays Bassari.
Le Sénégal dispose d'importants atouts naturels, qu'il convient d'exploiter
de façon plus dense.
Pour cela, il est prévu de fortement densifier les infrastructures (routes,
accès à l'eau et l'électricité, capacités d'hébergement), principal frein au
développement de ce type de tourisme.
Il est ensuite prévu d'impliquer les TO dans l'organisation de ce type de
circuit et d'organiser des campagnes de promotion pour faire connaître ces
nouveaux produits.
La
culture céréalière au Sénégal (mil et maïs).
La
culture de l'arachide au Sénégal.
La culture de l'arachide: les dificultés.
La pêche artisanale, industrielle et sportive au
Sénégal.
Le tourisme au
Sénégal: généralités.
Tourisme au Sénégal: la demande.
Tourisme au Sénégal: l'offre.
Tourisme au Sénégal: les
statistiques.
Tourisme au Sénégal: les freins.
Le
parc national Niokolo Koba de la région de Tamba.
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