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Le climat du Sénégal, de type sahélien en général, est caractérisé par une saison des pluies d’une durée variable du nord au sud (3 à 4 mois) selon la latitude et une saison sèche le reste de l’année (novembre à juin). Trois types d’évènements atmosphériques déterminent le climat du Sénégal : l’anticyclone des Açores, la haute pression au nord de l’Afrique et l’anticyclone de Sainte-Hélène. Ils provoquent :

  • l’alizé maritime, une masse d’air humide de direction nord à nord-ouest ;

  • l’harmattan, de direction dominante, se caractérise par une grande sécheresse liée à son long parcours  continental et par des amplitudes thermiques très accusées. Il souffle du continent vers l’océan ;

  • la mousson, marquée par une faible amplitude thermique.

Les lignes de grains et la partie active de l’équateur météorologique occasionnent les pluies du pays. D’une manière générale, les précipitations décroissent du sud vers le nord. La carte des isohyètes montre un glissement des isohyètes vers le sud entre les périodes 1951 – 1970 et 1970 – 1990 (cf. aussi la contribution de E. Servat et al. A cette conférence).

Les températures sont en permanence assez élevées. On distingue six régions climatiques qui sont organisées selon deux gradiens principaux : méridien et atlantique :

  • la Grande Côte de Dakar à Saint-Louis avec des températures de 16° à 30° c ;

  • la région sahélienne du Ferlo, la plus aride et la plus chaude (la température atteint 41° c) ;

  • la région de Tambacounda de climat soudanais (plus de 40° c en mai) ;

  • la petite Côte et le Sine-Saloum : température maximum avoisine 38° c en juin ;

  • les bassins versants des fleuve Gambie, et Casamance avec un maximum thermique de 40° c en avril  - mai ;

  • la Basse Casamance d’un régime thermique marqué par un maximum de 38° c en juin.

     D'une manière générale, les précipitations décroissent du sud vers le nord : Ziguinchor enregistre 1 250 de pluie par an, Kaolack 610 mm, tandis que Linguère ne reçoit en moyenne que 414 mm, Podor 220 mm. Le nombre de mois pluvieux varie selon la latitude, mais également selon le seuil adopté. Si I'on prend pour base les précipitations mensuelles supérieures à 10 mm (ce qui est très faible), le nord-ouest du pays a quatre mois pluvieux , le sud six. Avec une base de 50 mm par mois, le nombre de mois pluvieux passe à deux et à cinq. Mais, sur la base de 100 mm, le nord ne bénéficie même plus d'un mois pluvieux, tandis que le sud dispose encore de cinq mois pendant lesquels les précipitations sont supérieures à 100 mm et souvent très supérieures puisque Ziguinchor, par exemple, enregistre 424 mm au mois d'août. Cette différenciation en latitude confirme le caractère aléatoire de la pluviométrie dans la moitié septentrionale du pays.

Les températures suivent le rythme des saisons ; leur évolution et leur distribution résultent de la conjonction des facteurs cosmiques, météorologiques et géographiques. Les minima thermiques sont atteints pendant le mois de janvier et les maxima pendant la saison des pluies. Le cours général des isothermes est Nord-sud avec un effet atténuant très marqué de la mer. Sur le littoral Nord, les températures sont modérées (16-30°C). Elles montent jusqu'à plus de 40°C dans la zone Centre Est du Ferlo (Linguère -Matam), s'approchent de 39°C à Tambacounda .

Sur l’ensemble du pays, l’aridité s’est renforcée ; les cours d’eau se sont asséché, le fleuve Sénégal s’est envasé comme le fleuve Sénégal et le fleuve Casamance ; par endroits, la baisse de la pluviométrie est de 100 mm!!!

La comparaison des normales 1931-1960 et 1961-1990 met en évidence une régression généralisée des hauteurs d'eau sur l'ensemble du territoire, matérialisée par la translation des isohyètes suivant un gradient nord-sud. L'isohyète 500 mm de 1931-1960 naguère situé à la latitude de Diourbel, a opéré un glissement d'environ 100 km vers le sud.

  Le Sénégal connaît un climat chaud et sec même si par endroits ce stress est atténué par les 700 km qui constituent sa façade maritime et son avancée vers l’océan Atlantique ; le pays subit l’alizé et la mousson. La latitude du Sénégal autorise l’alternance de masses d’air d’origine et de caractères différents au cours de l’année. Ainsi, deux saisons principales marquent le régime climatique: une saison sèche (de novembre à avril mai) marquée par la prédominance des alizés maritime (au nord-ouest) et continental (à l’intérieur) et une saison pluvieuse, de mai juin à octobre, dominée par le flux de mousson issu de l’Anticyclone de Ste Hélène. Le maximum pluviométrique se situe en août, voire septembre. Pays sahélien, il présente un climat nettement marqué par deux saisons :

  • une saison chaude et pluvieuse au cours de laquelle circule la mousson, de juin à octobre.

  • une saison sèche soumise aux alizés continentaux, de novembre à mai.

Le Sénégal a une seule saison pluvieuse excédant rarement quatre mois, marquée en outre par une baisse sensible de la pluviométrie ; celle-ci se déroule selon une translation des isohyètes vers le sud ; ce faisant, les précipitations se manifestent par de fortes variations spatiales. La péjoration climatique ponctuée par un cycle de sécheresse a entraîné un basculement plus au sud de l’isohyète 400 mm tandis qu’une partie du nord enregistre déjà moins de 200 mm de pluies. La pluviométrie a sensiblement baissé depuis 40 ans, elle varie de plus de 1000 mm par an dans le sud à moins de 300 mm par an au nord. L’élément majeur du climat est la grande variabilité spatiale des précipitations qui varient en moyenne entre plus de 1000 mm au sud et moins de 300 mm au nord. La répartition spatiale des précipitations permet de diviser le pays en deux grandes régions climatiques de part et d’autre de l’isohyète 500 mm : la région sahélienne au nord de cette isohyète comprend deux régimes pluviométriques (le régime nord sahélien avec une pluviométrie inférieure à 300 mm et le régime sud sahélien avec une pluviométrie comprise entre 300 et 500 mm) ;la région soudanienne au sud de l’isohyète 500 mm comprend les régimes nord soudanien (entre 500 et 800 mm) et sud soudanien (au-delà de 800 mm).

La culture céréalière au Sénégal (mil et maïs).
La culture de l'arachide au Sénégal.
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Tourisme au Sénégal: les statistiques.
Tourisme au Sénégal: les freins.
Le parc national Niokolo Koba de la région de Tamba.

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N.B.  Données fournies par USAID.


Dernière mise à jour le 26/09/2005

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