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Le Sénégal demeure un pays où les deux tiers de
la population vivent de l'agriculture qui reste
un secteur clé pour le
développement du pays. Le Sénégal compte
encore quelques 437.000 exploitations agricoles
qui cultivent 1.900.000 ha. Malgré le
nombre de paysans et d'agriculteurs, ce secteur n'arrive pas à faire vire le
pays. Les cultures sont aussi diversifiées que la population. Néanmoins la
culture du mil reste dominante dans le pays avec plus de 600 000 tonnes en 2002
suivi de loin du riz avec 150 000 tonnes. La culture du maïs occupe encore une
place privilégiée avec ses 100 000 tonnes.
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Production
de céréales |
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Malgré ces
efforts, le pays n'a pas encore atteint son autosuffisance alimentaire. Il y a
encore quelques dizaines d'années, l'alimentation de base des Sénégalais étaient
le mil. Mais depuis quelques années, le riz a pris la place du mil. Et comme le
pays est déficitaire en production de riz, l'état est obligé d'importer de
grandes quantités afin de combler le déficit. Rien qu'en 2002, le Sénégal a
importé plus de 250 000 tonnes de riz...
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La
culture du mil et du maïs |
Bien que le riz soit en train de devenir
l'aliment de base au Sénégal, le mil et le Maïs restent les les produits les
plus cultivés. Le mil et le maïs sont cultivés sur l'ensemble du territoire. Ils
sont cultivés majoritairement dans la région de Tamba, Saint-Louis et dans le
pays Sérère. Par exemple, le mil est et reste l'aliment de
base des Soninké. A Diawara, la culture du mil et du maïs représentent 95% des
cultures. Les champs se présentent en général sous formes de grands rectangles
où toute la famille les travaillent. Ces cultures restent encore majoritairement
paysannes où les récoltes sont destinés à l'alimentation de la communauté. On
voit de temps en temps, l'apparition de charrues tirés par par des chevaux et
quelquefois des batteuses. Les instruments traditionnels pour la culture sont la
houe et le hilaire.
Depuis toujours, les méthodes de culture pratiquées
dans les quelque 440 000 exploitations du pays sont très simples, la plupart des
agriculteurs se contentant de cultiver leurs modestes lopins au moyen de simples
outils manuels, sans pratiquement aucun engrais ou aide extérieure autre que les
précipitations. Depuis toujours, les méthodes de culture pratiquées dans les
quelque 440 000 exploitations du pays sont très simples, la plupart des
agriculteurs se contentant de cultiver leurs modestes lopins au moyen de simples
outils manuels, sans pratiquement aucun engrais ou aide extérieure autre que les
précipitations.
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Un
champ de
mil à Diawara |
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Les problèmes qui se posent aux agriculteurs sénégalais ne datent pas
d'hier, et touchent à la fois les cultivateurs de produits vivriers et les
producteurs de cultures commerciales, en particulier d'arachides. Depuis
toujours, les méthodes de culture pratiquées dans les quelque 440 000
exploitations du pays sont très simples, la plupart des agriculteurs se
contentant de cultiver leurs modestes lopins au moyen de simples outils
manuels, sans pratiquement aucun engrais ou aide extérieure autre que les
précipitations.
Bien que le secteur agricole fasse vivre environ 60 % de la population
sénégalaise et représente 18 % du produit intérieur brut, il ne bénéficie
que de 10 % de la totalité des investissements de l'Etat. Pendant plusieurs
dizaines d'années, y compris du temps de la colonisation française, le
secteur des arachides s'est taillé la part du lion du financement agricole
public. En effet, depuis l'indépendance de 1960, presque toute la formation
technique, les subventions et les services de vulgarisation agricole fournis
par l'État ont été axés sur la production d'arachides.
Cette mobilisation de moyens n'a toutefois pas permis d'améliorer
considérablement les conditions de vie dans les zones rurales, même dans les
principales régions productrices d'arachides. La plupart des villages
manquent d'eau potable ou d'électricité. Dans de nombreuses régions, le sol
s'est érodé ou acidifié. Des vagues de sécheresse successives ont frappé
très durement ces régions à la fin des années 70 et au début des années 80,
aggravant la dégradation de l'environnement et la paupérisation des
villages.
Vers le milieu des années 80, le Gouvernement sénégalais a commencé à
adopter de nouvelles politiques économiques à la demande du Fonds monétaire
international (FMI) et de la Banque mondiale. Ces politiques ont eu pour
effet d'éliminer des services de vulgarisation agricole et de supprimer
progressivement les subventions d'engrais. Trop pauvres pour acheter
comptant les engrais dont ils avaient besoin, de nombreux paysans ont dû
emprunter de l'argent au début de la saison des semailles, mais se sont
retrouvés lourdement endettés lorsque les précipitations ont été
insuffisantes ou que le cours de leurs produits a plongé subitement.
Au cours des cinq dernières années, l'utilisation d'engrais dans la
culture des arachides a enregistré un nouveau repli, passant de 45 500
tonnes pendant la saison 1997-98 à seulement 25 000 tonnes en 2001-2002. Les
rendements ont reculé dans les mêmes proportions, entraînant dans leur chute
les revenus des agriculteurs. "Pour nous, la vente d'arachides est l'unique
source de revenu", explique Ali Mballo, agriculteur.
Selon le Rapport national sur le développement humain 2001 du Sénégal du
Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), environ 85 % de la
population rurale de ce pays vit en-dessous du seuil de pauvreté, taux
sensiblement supérieur à la moyenne de 60 % pour l'ensemble de la population
sénégalaise.
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La
sécheresse épuise les réserves |
Le mécontentement provoqué par ces conditions a incité de nombreux
électeurs des campagnes à abandonner le parti longtemps au pouvoir en faveur
de la coalition d'opposition d'Abdoulaye Wade, qui a promis un "sopi"
radical ("changement" en wolof). Au pouvoir depuis peu, le nouveau
Gouvernement a déjà présenté de nombreuses réformes, en matière de lutte
contre la corruption, d'amélioration des services sociaux de base et de
renforcement du système démocratique du Sénégal. Le Président Wade s'est
avéré être l'un des principaux promoteurs et artisans de la stratégie de
développement du continent, le Nouveau Partenariat pour le développement de
l'Afrique.
Bon nombre de ces changements n'ont toutefois pas eu d'effets dans les
campagnes. Pis encore, les premières années de cette décennie ont été
marquées par des précipitations insuffisantes. Ces conditions ont contribué
à une diminution constante de la production céréalière du pays, qui est
passée de plus de 1,2 million de tonnes de millet, de sorgho, de riz et de
maïs au cours de la saison agricole 1999-2000, à seulement 835 000 tonnes en
2002-2003, selon les prévisions du Ministère de l'agriculture publiées en
décembre.
Pendant deux ans, de nombreux ménages agricoles ont subsisté en puisant
dans leurs réserves de céréales ou en vendant leur cheptel ou autres
produits agricoles pour acheter plus de nourriture. Mais en 2002 leur
situation s'est fortement détériorée. Dans de nombreux villages, les hangars
à grains étaient pratiquement vides. Les pluies abondantes qui se sont
abattues subitement sur le nord du Sénégal en janvier ont provoqué de graves
inondations, qui ont détruit les cultures et causé la mort de plusieurs
dizaines de personnes et de plus de 100 000 têtes de bétail. De surcroît,
les premières précipitations de la saison de pousse de 2002-2003, prévues
pour juin, ne sont arrivées qu'en août dans les principales régions
productrices d'arachides et de céréales. Ces conditions climatiques
défavorables, aggravées par une production agricole déjà très insuffisante,
ont conduit à une situation de quasi-famine dans la plupart des campagnes du
pays.
De plus, les producteurs d'arachides ont été surpris par le démantèlement
des méthodes de commercialisation établies, du aux changements de politique.
Le Gouvernement du Président Wade avait hérité des accords économiques
conclus par son prédécesseur, qui s'était engagé en 1995 à privatiser la
Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos),
bien qu'aucun acheteur n'ait été trouvé à l'époque et que l'entreprise soit
restée entre les mains de l'Etat.
A la suite des changements politiques au Sénégal, le FMI a accentué la
pression pour que le processus de libération s'accélère. Le nouveau
Gouvernement a toutefois privilégié l'action de l'Etat pour stimuler les
revenus des agriculteurs et encourager l'activité économique dans les
campagnes, en partie en développant fortement, par le biais de la Sonacos,
la production d'arachides. Au cours de la saison 2001-2002, la Sonacos a
emprunté massivement pour acheter aux agriculteurs une quantité record de
600 000 tonnes d'arachides à des cours relativement favorables. (La
production de cette année-là avait atteint le niveau sans précédent de plus
d'un million de tonnes, le reste de la production ayant été repris par des
négociants en arachides parallèles appelés bana-bana).
Ces transactions ont injecté des sommes considérables dans les campagnes.
Pour la Sonacos, cependant, cette opération n'était pas viable. Comme le
prix payé aux producteurs d'arachides se situait bien au-delà des cours
mondiaux et comme de très nombreux agriculteurs avaient du mal à rembourser
les prêts consentis par la Sonacos pour acheter des engrais et autres
intrants agricoles, la Sonacos s'est retrouvée criblée de dettes.
Un certain nombre de donateurs du Sénégal ont réagi vivement. En avril
2001, un responsable de l'Union européenne (UE) a prévenu que si la Sonacos
ne libéralisait pas le réseau de distribution des graines d'arachides, cela
risquait de compromettre l'aide octroyée par l'UE à ce pays. En juillet, une
délégation du FMI en visite au Sénégal a exigé que l'Etat cesse de
subventionner la commercialisation des arachides et laisse leurs cours se
rapprocher de ceux pratiqués sur les marchés internationaux. Le mois
suivant, la Sonacos a accepté de réduire le prix payé aux agriculteurs de
145 à 120 CFA le kilo, et de diminuer sensiblement les quantités qu'elle
leur achetait directement. Ces décisions ont indigné de nombreux
producteurs.
En novembre de la même année, une réunion ministérielle a confirmé
l'intention de privatiser la Sonacos en 2003. Dans un premier temps, les
autorités ont démantelé la Société nationale de graines (Sonagraines),
filiale à 100 % de la Sonacos, qui participait activement aux opérations de
ramassage et de transport des arachides des champs des agriculteurs aux
usines de traitement de la Sonacos (qui transforment les arachides en huile
de table). Les autorités espéraient que les opérateurs privés stockeurs (OPS)
rempliraient cette fonction.
Le résultat a été désastreux pour les producteurs d'arachides. Malgré les
acomptes considérables reçus de la Sonacos, une partie des quelque 500 OPS
agréés n'ont pas réussi à organiser l'acheminement des arachides à partir
des lieux de production. Parmi les OPS qui ont assuré le ramassage des noix,
bon nombre ont réglé les agriculteurs en coupons, pas en espèce ; des mois
plus tard, de nombreux producteurs n'ont toujours pas été payés. Ce manque à
gagner les a empêchés de se procurer des graines ou de l'engrais en
prévision de la prochaine saison des semences, de rembourser leurs dettes ou
d'acheter de la nourriture ou autres articles essentiels.
Tandis que des groupes d'agriculteurs commençaient à ériger des
barricades sur les routes du pays en guise de protestation, le CNCR et
d'autres associations d'agriculteurs ont durci leurs positions. Beaucoup ont
mis en cause le changement d'orientation politique du Gouvernement. "L'un
des gros problèmes auquel est confronté le secteur agricole est la
libéralisation massive de notre économie", a affirmé S. Guèye, secrétaire général du CNCR.
D'autres ont dénoncé le faible cours des arachides, du coton et d'autres
exportations agricoles sénégalaises sur les marchés internationaux. Le
Sénégal occupe la deuxième place dans le monde sur le marché des arachides,
après les Etats-Unis. Mais, comme le souligne Serigne Amadou Camara,
responsable de la gestion des entreprises d'Etat , "notre principal
concurrent, les Etats-Unis, subventionne ses prix. Nous n'avons pas les
moyens de nous y opposer".
La
culture céréalière au Sénégal (mil et maïs).
La
culture de l'arachide au Sénégal.
La culture de l'arachide: les dificultés.
La pêche artisanale, industrielle et sportive au
Sénégal.
Le tourisme au
Sénégal: généralités.
Tourisme au Sénégal: la demande.
Tourisme au Sénégal: l'offre.
Tourisme au Sénégal: les
statistiques.
Tourisme au Sénégal: les freins.
Le
parc national Niokolo Koba de la région de Tamba.
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