Vendredi 8 Août 2008  

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1- Le GIE Champs collectifs

      Pour  atteindre l'autosuffisance alimentaire les habitants de Diawara ont créé en 1975 les champs collectifs. C'est un ensemble de champs individuels s'étendant sur plusieurs dizaines d'hectares. Ils ont été aménagé par la SAED ( Service d'Aménage des Eaux du Delta)  qui est un organisme de l'Etat Sénégalais, venant en aide aux agriculteurs.

     Au début ils ont créé des groupes de travail comprenant des hommes et des femmes, qui font un roulement enfin d'entretenir le champs et le verger communs. Chaque membre du GIE possède son lopin de terre propre dont il s'en occupe les cinq jours de la semaine. Ils ont créé aussi des contrôleurs, qui surveillent l'état des travaux (canaux d'irrigation, les pompes et l'avancement des travaux. Enfin d'assurer le bon fonctionnement des champs pendant la saison sèche, le GIE  a besoin des pompes qui irrigueront les champs à partir de l'eau du fleuve.

Les difficultés des Champs collectifs

       Les moyens manquent cruellement car il aurait fallu des pompes de bonne qualité ainsi qu'un personnel d'entretien qualifié mais aussi une vraie formation des paysans dans les métiers de l'agriculture et du maraîchage. Les pompes étaient fournies par l'Etat, de même que les engrais, les pesticides. Seul le carburant était à la charge des paysans. Au fil des années, les pompes sont tombées en panne les unes près les autres. Aujourd'hui il n'existe que deux pompes alors qu'il y en avait auparavant huit!

     

Les réalisations des Champs collectifs

     Le GIE Champs collectifs avait à ces début contribué à la politique de la culture permanente tout au long de l'année. Avant on ne trouvait les produits frais que pendant la saison des pluies qui ne duraient que quatre mois par an. Ainsi après la culture traditionnelle de l'hivernage, on réaménageait les champs et on faisait du maraîchage. On y cultive des oignons, aubergines, salades, tomates et autres légumes.    

Le GIE a crée un magasin de distribution dans les années 1980. Il permet aux immigrés de faire des commandes de denrées de première nécessité à l'intention de leur famille à Diawara. Ce qui a permit de casser les prix chez les commerçants du village.

2- L'élevage bovin et ovin

    Les paysans de Diawara utilisent les anciennes méthodes d'élevage. C'est un élevage sédentaire on élève principalement des bovins, ovins, caprins. L'élevage bovine est sérieusement menacée par le manque de pâturage. Les bergers sont obligés parfois de migrer vers le sud (Boundou, Mali) où le pâturage abonde.

3- L'activité commerciale

    Le commerce occupe une place très importante dans l'économie locale. Cette dernière est dynamisée par l'argent que les immigrés envoient à leur famille. On compte plusieurs dizaines de boutiques pour la plupart alimentaires. Les prix de ces commerçants sont relativement plus élevés que ceux établis par l'Etat. Ceci est dû aux problèmes d'acheminement des marchandises de Dakar au village, et le mauvais état des routes, qui fait que le village est presque enclavé en période d'hivernage. Néanmoins, l'activité  commerciale ne cesse d'augmenter d'année en année. En une vingtaine d'années, le nombre de boutiques a presque triplé.

     L'activité dominante est le commerce en détail. Les commerçants s'approvisionnent auprès des grossistes à Dakar ou Bakel et viennent  vendre leurs marchandises au détail. Le commerce en gros commence à faire son entrée dans le micro monde commerciale. La principale activité de ces grossistes est la vente de denrées de premières nécessité mais aussi la ferraille, le ciment et le bois.

4- Le marché communal

    Le  marché a été construit dans les années 1990 par les immigrés, il est constitué d'une terrasse où les maraîchers, les pêcheurs, les petits commerçants viennent vendre leurs produits. Et des cantines qui sont louées à des commerçants et aux bouchers. Il est ouvert tous les jours de l'aube au crépuscule.

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Dernière mise à jour le 26/09/2005