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1- Le GIE Champs
collectifs |
Pour atteindre l'autosuffisance
alimentaire les habitants de Diawara ont créé en 1975 les champs
collectifs. C'est un ensemble de champs individuels s'étendant sur
plusieurs dizaines d'hectares. Ils ont été aménagé par la SAED (
Service d'Aménage des Eaux du Delta) qui est un organisme de l'Etat
Sénégalais, venant en aide aux agriculteurs.
Au début ils ont créé des groupes de travail comprenant des
hommes et des femmes, qui font un roulement enfin d'entretenir le
champs et le verger communs. Chaque membre du GIE possède son lopin
de terre propre dont il s'en occupe les cinq jours de la semaine.
Ils ont créé aussi des contrôleurs, qui surveillent l'état des
travaux (canaux d'irrigation, les pompes et l'avancement des
travaux. Enfin d'assurer le bon fonctionnement des champs pendant la
saison sèche, le GIE a besoin des pompes qui irrigueront les champs
à partir de l'eau du fleuve.
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Les difficultés des
Champs collectifs |
Les moyens manquent cruellement car il aurait fallu
des pompes de bonne qualité ainsi qu'un personnel d'entretien
qualifié mais aussi une vraie formation des paysans dans les métiers
de l'agriculture et du maraîchage. Les pompes étaient fournies par
l'Etat, de même que les engrais, les pesticides. Seul le carburant
était à la charge des paysans. Au fil des années, les pompes sont
tombées en panne les unes près les autres. Aujourd'hui il n'existe
que deux pompes alors qu'il y en avait auparavant huit!
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Les réalisations
des Champs collectifs |
Le GIE Champs collectifs
avait à ces début contribué à la politique de la culture permanente
tout au long de l'année. Avant on ne trouvait les produits frais que
pendant la saison des pluies qui ne duraient que quatre mois par an.
Ainsi après la culture traditionnelle de l'hivernage, on
réaménageait les champs et on faisait du maraîchage. On y cultive
des oignons, aubergines, salades, tomates et autres légumes.
Le GIE a crée un magasin de distribution dans les
années 1980. Il permet aux immigrés de faire des commandes de
denrées de première nécessité à l'intention de leur famille à
Diawara. Ce qui a permit de casser les prix chez les commerçants du
village.
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2- L'élevage bovin
et ovin |
Les paysans de Diawara utilisent les anciennes méthodes
d'élevage. C'est un élevage sédentaire on élève principalement des
bovins, ovins, caprins. L'élevage bovine est sérieusement menacée
par le manque de pâturage. Les bergers sont obligés parfois de
migrer vers le sud (Boundou, Mali) où le pâturage abonde.
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3- L'activité
commerciale |
Le commerce occupe une place très importante dans l'économie
locale. Cette dernière est dynamisée par l'argent que les immigrés
envoient à leur famille. On compte plusieurs dizaines de boutiques
pour la plupart alimentaires. Les prix de ces commerçants sont
relativement plus élevés que ceux établis par l'Etat. Ceci est dû
aux problèmes d'acheminement des marchandises de Dakar au village,
et le mauvais état des routes, qui fait que le village est presque
enclavé en période d'hivernage. Néanmoins, l'activité
commerciale ne cesse d'augmenter d'année en année. En une vingtaine
d'années, le nombre de boutiques a presque triplé.
L'activité dominante est
le commerce en détail. Les commerçants s'approvisionnent auprès des
grossistes à Dakar ou Bakel et viennent vendre leurs
marchandises au détail. Le commerce en gros commence à faire son
entrée dans le micro monde commerciale. La principale activité de
ces grossistes est la vente de denrées de premières nécessité mais
aussi la ferraille, le ciment et le bois.
Le marché a été construit dans les années 1990
par les immigrés, il est constitué d'une terrasse où les maraîchers,
les pêcheurs, les petits commerçants viennent vendre leurs produits.
Et des cantines qui sont louées à des commerçants et aux bouchers.
Il est ouvert tous les jours de l'aube au crépuscule.

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