Contributions : Lettre ouverte à M. Serigne Mbaye THIAM, Ministre de l’Education Nationale

Contributions : Lettre ouverte à M. Serigne Mbaye THIAM, Ministre de l’Education Nationale

Monsieur le Ministre,
Savez-vous que votre nouveau logiciel qui gère les candidats au Concours d’entrée en sixième et leCFEE pénalisera beaucoup de candidats ?
En effet, Monsieur le Ministre, la modernité s’opère à pas de caméléon. Si vous voulez la brusquer, beaucoup d’eau coulera sous les ponts.  Vous devez vous informer sur les réalités des zones reculées et défavorisées où les parents peinent à trouver un acte d’état civil pour leurs progénitures. Quelque part, il faut payer 4600F pour avoir une requête au tribunal, 1000F pour la transcription de naissance et 400F pour les frais de timbre à la Mairie.

Beaucoup de parents d’élèves peinent à trouver cette somme qui est destinée à établir un acte de naissance pour leurs enfants. D’ailleurs, vu la conjoncture qui sévit, ces braves parents d’élèves cherchent à gérer difficilement le quotidien! C’est la raison pour laquelle, pour donner beaucoup de chance à nos élèves candidats, la date limite que vous avez fixée au 27 février 2015 semble très courte, surtout que cet examen se déroulera, si tout va bien d’ailleurs le 26 juin 2015. Donc, pourquoi se presser ?

Il nous reste encore trois mois et tout peut se régler dans cette période. Je vous demande ainsi de faire une dérogation sinon beaucoup d’élèves ne se présenteront pas à cet examen pour faute d’acte de naissance. Dans certaines écoles, je vous signale que sur quatre vingt candidats, une cinquante seulement est en règle. Dans ces conditions, sachez que plusieurs candidats seront laissés en rade.
Pour une bonne gestion du système éducatif sénégalais, je vous suggère d’impliquer tous les partenaires de l’Education dans la prise des décisions, pour ne plus vivre le syndrome des 690 élèves-maîtres qui étaient victimes de fraudes.
Espérant qu’une attention toute particulière sera accordée à ma missive, je vous prie, Monsieur le Ministre de l’Education Nationale, de croire à l’assurance de ma très haute considération.
Fassaly KEITA
Directeur d’école à Kounghany, IEF/ Bakel

Source :Bakelinfo.com

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