VIDÉO : Lumières africaines. Congrès des écrivains et artistes noirs

VIDÉO : Lumières africaines. Congrès des écrivains et artistes noirs

 

En septembre 1956, à la Sorbonne, s’est tenu trois jours durant le premier Congrès des écrivains et artistes noirs. Aimé Césaire, Alioune Diop, Léopold Sédar Senghor, Richard Wright ou Frantz Fanon y ont notamment côtoyé Jean-Paul Sartre, Claude Lévi-Strauss, René Depestre, Édouard Glissant ou James Baldwin. Le réalisateur américain Bob Swaim revient sur les circonstances de la tenue de ce colloque et explique pourquoi les grandes puissances de l’époque ont tout fait pour le perturber, en dénigrer les conclusions et en étouffer la portée.

Le film-documentaire ‘Lumières noires’ de Bob Swaim diffusé en octobre 2006 sur France 2 dans l’émission Infrarouge, nous fait revivre le contexte historique, les enjeux portés par ce congrès, ainsi que les lignes de rencontre et de fracture entre ses principaux protagonistes. Une projection a lieu le jeudi 3 décembre 2009 à 19h au Musée du quai Branly dans le cadre de l’exposition Présence africaine .

 

Dans la cour de la Sorbonne, alignés à la façon d’une photo de classe, 52 hommes et une femme, visages sombres, éclairés par un sens commun de la mission périlleuse qu’ils se sont donnée : Rendre sa visibilité à l’Homme noir. Tous sont écrivains, poètes, artistes, philosophes. À cet instant précis, ils ne se doutent pas qu’ils ont rendez-vous avec l’Histoire. Pour la première fois, ces penseurs visionnaires, vont prendre leurs plumes afin de réécrire leur destin. L’instant se fige, la photo s’efface progressivement de la mémoire collective, gommée par l’indifférence. Et le temps nous laisse en héritage, une page désespérément blanche. Une page blanche sur laquelle s’est pourtant écrit à l’encre invisible, l’un des chapitres majeurs de l’histoire du monde noir au XXème siècle.

Le 19 septembre 1956, alors que la France se débat avec l’une de ses dernières colonies, alors que les Etats-Unis sont en froid avec le bloc communiste ; alors que les Droits de l’Homme ne concernent pas les noirs, un congrès d’un genre nouveau va bouleverser la face du Monde. Pendant 3 jours, Léopold Sédar-Senghor, Alioune Diop, Aimé Césaire, Louis Armstrong, Joséphine Baker et bien d’autres, vont animer le premier Colloque des intellectuels et artistes noirs à l’amphithéâtre Descartes de la Sorbonne. Leur but, obtenir la reconnaissance de leurs valeurs, de leurs négritudes. Forts des soutiens de Sartre, Gide ou Camus, ils vont allumer la mèche de l’émancipation, pour qu’on laisse enfin entrer l’Homme de couleur sur la grande chaîne de l’Histoire. N’en déplaise au monde occidental.

 

 

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