Lettre ouverte : Son exploitation agricole détruite par l’entreprise de M. Mapathé NDIOUK, un paysan crie son ras de bol

Lettre ouverte : Son exploitation agricole détruite par l’entreprise de M. Mapathé NDIOUK, un paysan crie son ras de bol

 

À Monsieur Souleymane LY, Sous-préfet de l’arrondissement de Moudéry. Je viens par la présente correspondance, vous faire part de mon cri de cœur. A l’instar de tous les paysans Bakélois, je compte sur la terre de nos ancêtres pour gagner mon pain et subvenir aux besoins primaires de ma famille. Ce que l’entreprise de M. Mapathé NDIOUK, sis au Carrefour de Bakel, vient de causer est inqualifiable. Nos champs d’arachide, de pastèques et autres cultures vivrières viennent d’être engloutis. « On ne peut bloquer la voie naturelle de l’eau ». Pour les besoins de leur exploitation minière, ils ont barré l’eau qui descendait naturellement sur nos terres avec un débit très faible. Ainsi, l’eau était retenue dans la marre et autres points d’eau jouxtant nos champs. Nous n’avions pas fini de dénoncer leurs agissements quotidiens que nous voilà victimes directes de cette exploitation.

Nous craignions des maladies cancérigènes et autres suite aux fumées et autres substances nocives qui proviennent de ce semblant d’usine. Mais, c’est notre subsistance que l’entreprise de M. DIOUK vient de détériorer. La digue de protection qu’il avait érigée vient de céder emportant une bonne partie de nos cultures. En effet, hier, c’est en travaillant que je fus surpris par un bruit étrange. Voulant savoir ce qui se passait, je pris la peine d’aller dans la direction du vacarme. A ma grande surprise, c’est l’eau « stagnée » qui avait tout bonnement explosé la digue pour se déverser à vitesse grand V. Il fallait le voir pour y croire. Il est impossible d’avoir l’équilibre tellement l’eau coulait à débit impressionnant. Si cette eau n’avait pas été retenue d’une manière ou d’une autre, elle aurait coulé naturellement et tranquillement pour humidifier les terres. Elle n’aurait jamais causé de tels dégâts. Depuis des siècles, nous cultivons ces terres. Nous n’avons jamais eu pareils dégâts. Trois (3) hectares de cultures de mil, arachide et pastèque ont été détériorés. Face à cette tragédie, quelques interrogations s’imposent à nous. Dans quelles conditions, cette exploitation minière a été implantée aux abords des champs agricoles ? Quelles sont les études qui ont été menées pour un tel résultat ? Qu’apporte-t-elle aux populations Bakéloises ? Doit-on tout se permettre au nom d’un investissement industriel dégradant l’écosystème au vu et au su de tous ? J’ose croire que ce projet a été monté sans aucune concertation avec les communautés villageoises. En attendant la réponse à ces quelques interrogations… Dois-je me remettre au Bon Dieu, seul juge équitable ? En attendant, toute logique, je réclame la justice humaine. Que justice soit rendue ! Nous espérons également retrouver notre quiétude d’antan. Veillez recevoir, Messieurs le sous-préfet, l’expression de mes salutations distinguées.

Ampliations : Le Préfet du Département de Bakel

M. Djibril KONATÉ,

Bakel le 18/09/ 2013

 

1 Comment

  1. Avatar
    SAMSIDINE octobre 04, 2013

    ASSALAMOU ALEIKOUM ….RECEVEZ TTE NOTRE COMPASSION AVEC LA MEME PEINE.COURAGE FRERE ALLAH EST AVEC LES ENDURANTS
    MAUS ATTENTION..ETRE ENDURANT NE SIGNIFIE PAS BAISSER LES BRAS ET ACCEPTER N IMPORTE QUOI..VS AVEZ DES POLITICIENS ET DES MEMBRES DE LA SOCIETE CIVILE …DC BATTEZ VS ET CA COMMENCE ICI…
    LE CAS DANGOTE EST PLUS COMPLIQUE ET POURTANT L USINE FUT BLOQUEE

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