Plaidoyer pour un cadre législatif adapté à la lutte contre la dépigmentation, le khessal

Plaidoyer pour un cadre législatif adapté à la lutte contre la dépigmentation, le khessal

 

La dermatologue-vénérologue, Fatimata Ly, a invité les pouvoirs publics sénégalais à mettre en place un cadre législatif adéquat pour la lutte contre la dépigmentation, pour endosser le combat mené contre ce fléau par l’Association internationale d’information sur la dépigmentation artificielle (AIIDA) dont elle est la présidente.

« Même si d’autres urgences comme les inondations préoccupent nos gouvernants, il est plus qu’urgent que les autorités de ce pays endossent enfin le combat de A.I.I.D.A » sur la dépigmentation artificielle, a dit le professeur Fatimata Ly dans une contribution transmis à l’APS.

La dermatologue a rappelé que « depuis une quinzaine de jours environ, un nouveau produit le +Khess Petch+ a fait son apparition sur les panneaux publicitaires de la capitale sénégalaise ».

« Sa particularité résiderait dans la rapidité de ses effets : un éclaircissement de la peau en 15 jours. Rien d’étonnant puisqu’il s’agit d’un corticoïde de forte activité : le propionate de Clobetasol », explique la dermatologue. 

Cette substance « est un médicament utilisé couramment en dermatologie pour le traitement de nombreuses dermatoses aiguës ou chroniques et comme tout médicament, ne devrait être dispensé que sur prescription médicale », a-t-elle précisé.

Pour Fatimata Ly, « les corticoïdes provoquent à la longue une fragilité cutanée, une destruction des fibres élastiques, une inhibition de la synthèse de la mélanine… », entre autres effets néfastes pour la santé.

S’y ajoute que, « comme toute spécialité pharmaceutique, ce produit est régi par la loi 65-33 du 19 mai 1965 du Code de la Santé Publique relative à la préparation, à la vente et à la publicité des spécialités pharmaceutiques ».

Sur cette base, « l’Ordre des pharmaciens et l’Ordre des médecins devraient s’offusquer que le boutiquier du coin exerce leur métier en toute illégalité ». De même, a-t-elle ajouté, le ministère de la Santé et de l’Action sociale, dont « l’autorité est rudement malmenée par toutes ces publicités mensongères sur des produits sanitaires », est aussi interpellé sur ce sujet.

Le « Nouveau type de député prendra à bras-le-corps ce phénomène en protégeant les populations par la réglementation de la commercialisation des produits dépigmentants, en instituant une loi sur la cosmétovigilance », suggère Mme Ly.

La dermatologue dit militer pour « un cadre législatif adéquat (qui) permettra aux autorités douanières de disposer de garde-fous leur permettant d’effectuer en toute liberté leur travail de gardien de l’économie, car le marché des cosmétiques a un impact majeur sur l’économie de la santé ».

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