Des manifestants sonnent la révolte, suite à la mort jeune Sidibé sauvagement assassiné par les gendarmes à Kédougou

Des manifestants sonnent la révolte, suite à la mort jeune Sidibé sauvagement assassiné par les gendarmes à Kédougou

 

Kédougou : un gradé et quatre auxiliaires gendarmes mis aux arrêts

A la suite d’une enquête de commandement, piloté par le Commandant de la compagnie, suite à le mort de Kékouta Sidibé lors d’une opération anti-drogue, un gradé et quatre auxiliaires de la gendarmerie de Kédougou ont été mis aux arrêts hier soir. Les faits remontent à samedi dernier. Les gendarmes interpellent des fumeurs de chanvre qui, au cours des interrogatoires, affirment avoir été ravitaillé par Kékouta Sidibé. Dans les nuit du dimanche au lundi, les pandores effectuent une descente dans la maison e dernier où ils le trouvent avec deux autres personnes qui avaient en leur possession un kilo de chanvre et des joints. Les autres montent dans le véhicule de la gendarmerie sans résistance, ce qui n’est pas le cas pour Kékouta Sidibé. Cet adepte des arts martiaux oppose une résistance aux gendarmes avant que le chef de l’équipe lui assène un coup violent, suivi par ses auxiliaires. La victime avait le visage en sang. Sur le chemin, les gendarmes se rendent compte de sa mort et foncent direct au district sanitaire pour y déposer le corps, rapporte Libération (seneweb.com)

Kédougou a frôlé l’émeute hier, lundi 13 août. Suite au décès d’un jeune sourd muet qui serait mort du fait des gendarmes après avoir été arrêté en train de fumer du chanvre indien, des manifestants, très remontés, se sont vivement opposés aux pandores. Les affrontements violents ont provoqué une vive tension dans la ville.

La tension a été vive entre populations et forces de l’ordre à Kédougou hier, lundi 13 août. Plusieurs dizaines de personnes se sont en effet rassemblées, dans la matinée, devant la brigade de gendarmerie de cette ville du Sud-Est, pour manifester leur colère, suite à la mort en détention d’un jeune sourd-muet, arrêté dimanche en train de fumer du chanvre indien. Kékouta Sibibé, 35 ans, est mort dans la nuit de dimanche à lundi, dans les locaux de la Gendarmerie, a appris l’Aps auprès de sa famille. Lors de son interpellation, Sidibé aurait refusé d’obéir aux gendarmes qui l’ont trainé sur 30 mètres avant de le ligoter, selon des témoins de la scène. L’annonce de sa mort a provoqué l’escalade dans la ville où des habitants se sont massés aux alentours de la gendarmerie pour crier leur colère et appeler à la vengeance.

La foule immense est alors entrée en confrontation avec les gendarmes. Pour riposter contre les jets de pierres, les pandores ont utilisé des gaz lacrymogènes afin de disperser la foule. Selon des informations concordantes, le commandant de la brigade a été blessé par les jeunes manifestants qui ne voulaient pas quitter les lieux. Le corps de la victime a été alors exposé devant la gendarmerie. Les parents du jeune Thiétouka Sidibé ont décidé, pour leur part, de ne pas enterrer la victime et ont demandé aux incriminés de le faire.  Le préfet du département, Momath Ndiaye, s’est rendu dans les locaux de la gendarmerie pour s’enquérir de la situation. Kékouba Sidibé était marié et père de deux enfants.

Les organisations « droit de l’hommiste» ont vivement réagi devant cette affaire aux allures de bavure. Amnesty International Sénégal, la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (Lsdh) et la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho) ont appelé à «l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire pour déterminer les circonstances exactes de la mort de KéKouta Sidibé.  Les trois organisations ont dénoncé ce «crime odieux» avant  d’exiger que les auteurs « soient traduits en justice».

 

 

 

1 Comment

  1. Avatar
    Rédacteur août 14, 2012

    La seule justice qui vaille et qui rend service, c’est se faire justice soi-même, c’est la seule solution pour cette famille. Le reste, c’est du bla-bla, des palabres. Quand il y a trop d’injustices non punies, il faut faire sa propre justice et c’est du œil pour œil, dent pour dent.

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