Conflit de terres à Wassadou : Des populations défient  des haricots sur leurs terres volées

Conflit de terres à Wassadou : Des populations défient des haricots sur leurs terres volées

 

Le problème de terres qui oppose des populations de Wassadou, village situé à une soixantaine de kilomètres de Tamba, dans l’arrondissement de Missirah à Gilbert Hayat, promoteur du projet agro-industriel de cette localité et des risquerait de connaitre une autre tournure si les autorités ne règlent pas ce problème. Après la marche tenue dans la capitale orientale, pour protester contre le fait qu’elles soient menacées d’expropriation de leurs terres, elles ont passé à la vitesse supérieure samedi matin pour semer des haricots sur 1,50 ha des terres qui étaient récupérées par le promoteur.

Depuis deux ans, les populations de Wassadou, village situé à une soixantaine de kilomètres de Tamba, dans l’arrondissement de Missirah sont opposées à la famille Hayat, des propriétaires terriens habitant la localité. Des populations de Wassadou avaient rallié la capitale régionale et marché à travers les artères de la vile pour protester contre le fait qu’elles soient menacées d’expropriation de leurs terres, par le sieur Gilbert Hayat. Cela disent-elles, sous le regard impuissant des autorités. Samedi dans la matinée, plus d’une centaine de personnes se sont mobilisé à nouveau dans le village pour défier le promoteur. Des hommes et des femmes ont semé des haricots sur 1,50 ha de terres qui étaient rattrapées par Gilbert Hayat, promoteur du projet agro-industriel de cette localité et qui font l’objet d’un litige depuis plus d’un mois. « Nous allons continuer à semer sur nos propres terres que Hayat avait détruit » à d’emblée déclaré Ibrahima Sow qui ajoute que « vous avez vu (il pointe du doigt l’atmosphère), nous sommes là depuis le matin entrain de semer et nous n’allons pas s’arrêter là ». Selon Paul Dione, la population est déterminée et prête à récupérer leurs terres. « Meme s’il faut laisser des vies, nous allons le faire jusqu’à récupérer ce qui nous appartient » martèle le jeune homme. Pour le jeune cultivateur, des populations à un moment donné avaient quitté les terres, pour cultiver ailleurs, mais au retour ils ont constaté que M. Hayat a détruit toutes leurs cultures. « Des groupements de femmes ont entretenu pendant cinq ans un verger de manguiers, d’acajou sur un hectare mais le promoteur a tout détruit, à l’aide de son tracteur au moment où les plants produisaient ». La Brigade de gendarmerie de Dialacoto a convoqué à 15 heures trois individus qui avaient pris part à cette opération d’emblavement, Paul Dione, Guy Marius Sagna, coordonnateur régional de Y en a mare, et Ibrahima Sory Sow pour les entendre sur cette affaire. Paul Dione interrogé déclare : « personne ne va déférer à la convocation ».

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1 Comment

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    Rédacteur août 14, 2012

    A toutes et ceux à qui on a volé les terres, vous savez ce qu’il vous reste à faire. ne vous laissez plus intimider, tout ça c’est terminé.

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