Capitaine Thomas Sankara – le film

Capitaine Thomas Sankara – le film

 

Christophe Cupelin

Un portrait en archives de Thomas Sankara, président de trente-trois ans qui a voulu transformer les mentalités dans son pays, le Burkina Faso, qui a marqué l’histoire de l’Afrique, qui a tenté de remettre en cause l’ordre mondial et fait trembler les puissants de son époque dans les années 1980. Vingt-cinq ans après la disparition tragique et non élucidée de Thomas Sankara survenue le 15 octobre 1987, ce film donne à voir et à entendre la parole de ce chef d’Etat atypique, sans doute l’un des plus importants leaders africains du 20ème siècle.

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CAPITAINE THOMAS SANKARA rend compte de la révolution conduite par cet ancien Premier ministre, qui provoqua le changement dans un petit pays d’Afrique (la Haute-Volta), dont il commença par transformer le nom en Burkina Faso (« pays des hommes intègres »). En pas loin de deux heures, ce film de montage évoque, à travers sa parole franche et teintée d’humour, les chantiers que Sankara conduisit, de l’été 1983 à l’automne 1987, en faveur de l’indépendance politique du pays, de son désendettement, de son autosuffisance alimentaire, mais aussi de l’éducation des jeunes, de l’émancipation des femmes et de l’éradication de la corruption.

 

J’avais 19 ans et je ne savais rien de lui quand, en 1985, je suis allé au Burkina dans le cadre d’une mission humanitaire, une caméra Super 8 dans mes bagages », explique Christophe Cupelin qui découvrit alors ce qu’il allait faire de sa vie. Lui, qui n’avait jamais quitté l’Europe, se prit aussitôt de passion pour ce pays et sa révolution, au point de vouloir les filmer. Intention redoublée après l’assassinat, le 15 octobre 1987, de celui dont le nom est devenu tabou dans un pays présidé depuis lors par Blaise Compaoré, ami intime de Sankara impliqué dans sa mort – sur laquelle la lumière n’a jamais été faite. Hormis une plaque de rue à Ouagadougou, nulle trace de ses quatre ans de présidence dans la mémoire nationale. « Je me souviens avoir parlé de Sankara à une Burkinabè de 25 ans, qui savait juste qu’il avait dirigé le pays et qui avait de lui une image plutôt négative. Quand je lui ai parlé de ce que j’avais vu et vécu en 1985, elle ne m’a pas cru. C’est un peu pour elle que j’ai tenu à faire ce film. »

Source : http://www.artfilm.ch/capitainethomassankara.php?lang=fr

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