[CONTRIBUTION] : Tambacounda, une région encore oubliée

[CONTRIBUTION] : Tambacounda, une région encore oubliée

 

Tambacounda, la région des initiatives, vient encore par la créativité de ses citoyens et citoyennes, de prouver, s’il en était encore besoin, que son enclavement ne saurait la maintenir dans les méandres du sous développement comme un cri de ralliement pour tous les Tambacoundois et Tambacoundoises, du terroir comme de la diaspora, pour réfléchir et agir ensemble, partager des idées, des expériences, ou partager tout court cette information qui constitue la sève nourricière des grands peuples.

[…]

L’HEURE EST GRAVE

Notre  texte traduit, à juste titre, un malaise résultant d’une situation de laquelle on a été victime: Absence totale d’interlocuteur(s) privilégié(s) pour avoir les bonnes informations afin de les relayer à la base, en tant que militants APERISTE.

Chers camarades républicains, un peu plus de respect.

Privilégions le dialogue; promouvons l’écoute pour être capables de faire notre propre introspection en vue d’apporter des solutions adaptées à nos problèmes.

Il est donc temps de mettre fin à ces types de politique sans issues.

Camarade,
C’est vraiment dommage d’avoir cette lecture.

Nous donnons alerte aux responsables du parti sur le sentiment des militants et populations de la région de Tambacounda. Nos réalités politiques démontre qu’aujourd’hui qu’il y’ait un déséquilibre dans nos institutions et organisations c’est du fait qu’il n’ya aucun responsable originaire de Tambacounda et du Sénégal Oriental (Tamba-Kédougou) dans le gouvernement et dans le Directoire du parti. La composition du nouveau ASSEMBLEE NATIONALE laisse un goût d’inachevé pour les populations du Sénégal oriental. En effet aucun ministère n’est revenu aux responsables politiques ou autres personnes ressources des régions de Tambacounda et Kédougou. La répartition géographique des ministères est aussi importante que celle relative aux partis et organisations membres de la coalition compte tenu des réalités et du caractère politique de la fonction ministérielle. Comme tous les autres nous comptons avoir des moyens d’interventions politiques pour répondre aux préoccupations de nos populations.

Camarades de Parti, Notre position n’est pas point régionaliste, elle répond seulement à des réalités politiques. Un ministre a vocation d’agir pour tous les sénégalais mais vous savez pertinemment que la fonction est politique et qu’il y a des luttes d’influence et de lobbying dans les cercles de l’Etat et du pouvoir.  Il y a des spécificités qu’il faut prendre en compte pour ne pas laisser entrevoir des frustrations d’autant plus que c’est une région où les populations ont le sentiment d’être les oubliés des programmes nationales de développement.

Une nation marche sur ses deux pieds: l’idéal qui est à construire dans le temps et la nécessité de répondre aux réalités du moment, faut trouver un point d’équilibre. Il n’est pas dit que tous les démembrements de la nation doivent être représentés mais les grands pôles doivent l’être.  Aujourd’hui nous ne sommes nulle part ni dans le gouvernement, ni dans le directoire du parti et ni dans le bureau de L’ASSEMBLEE NATIONALE et nous constatons que pour être au parfum des activités en cours il faut être présents.

Nous ne passerons pas notre temps à courir derrières d’autres responsables ou des collaborateurs, à rester prisonniers de leurs humeurs pour être informer ou intervenir politiquement.Nous voulons être des acteurs pour rassurer nos militants du changement en cours et leur donner le plein sentiment que leurs préoccupations vont être prises en compte. Aujourd’hui la région a un senti d’amertume chez les populations. Elles ont le sentiment d’être victime d’ostracisme et d’un manque de considération. Sentiment que nous partageons aujourd’hui. Nous sommes totalement absents des instances de décisions de l’État et du parti.

Aucun responsable de la région n’est membre du Directoire ou proches collaborateurs du Chef de l’Etat et nous en sommes réduits à courir derrière des responsables politiques ou des collaborateurs qui n’ont pas notre temps et dont la priorité est la satisfaction des attentes de leur clientèle et amis politiques. Nous apprenons par la presse ou par « radio Kankan » des informations sur la marche de l’Etat et du parti et aucun responsable de la région n’est associé aux négociations ou aux prises de décisions avec les partis alliés. Nous sommes bombardés de questions et d’interrogations par nos militants sans pouvoir leur donner de réponses fiables.
Tambacounda a besoin d’infrastructures, d’investissements et de mesures urgentes mais aussi de considérations et de respects. Nous demandons l’ouverture des instances de décisions du gouvernement et du parti aux responsables et personnes ressources de la région Tambacounda.

Depuis 3 ans nous avons travaillé à la réalisation de cette alternance démocratique nous comptons bien être des acteurs et non des spectateurs pour relever les défis du développement. 
Nous demandons que le tir soit rectifié et qu’on fasse de la place aux responsables de notre région afin que nos militants, les populations puissent avoir des référents et le sentiment que leurs intérêts et préoccupations sont défendus dans les instances de décisions. Il est urgent de répondre à cette préoccupation pour éradiquer tout sentiment de frustrations et d’exclusion dans une région que nos parents qualifient de « Sénégal oublié » et qui est bien le parent pauvre des programmes de développement national.

Par Junior Traoré / Responsable politique APR à Goudiry /

Source : http://www.tambacounda.info/societe/contribution/35-contribution/7246–contribution–tambacounda-le-senegal-oriental-encore-oublie

 

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