Portrait : Monsieur Mady BATHILY Secretaire Général de la convention des cadres de Bakel

 

Bakelinfo.com continue sa rubrique  » Portrait «  qui consiste à présenter un fils du département de Bakel. Un entretien sur les parcours des uns et des autres, leur vision du département de Bakel et sur plein d’autres sujets touchant le social, l’économie, l’agriculture, la politique entre autres. Aujourd’hui, la parole est donnée à Monsieur Mady BATHILY, Secrétaire de la Convention des Cadres de BAKEL, Juriste de formation, ancien commissaire de Police et aujourd’hui Secrétaire Général d’Université.

Bakelinfo : Bonjour Monsieur Mady BATHILY, Comment aimeriez-vous être présenté sommairement à nos internautes aujourd’hui ?

Bonjour Samba KOITA. Je m’appelle Mady BATHILY. Je suis administrateur civil, Secrétaire général de l’Université de Ziguinchor depuis son ouverture en 2007. Sur le plan associatif, je suis le Secrétaire général de la Convention des Cadres du Département de Bakel depuis le renouvellement du bureau en octobre 2011.

Q 1 : Mady BATHILY, ce nom sonne typiquement  » Gajaaganké », localité allant de Gandé à Kéniou , parlez-nous de vos origines ?

Mon père Samba BATHILY vient de Tuabou. En bon soninké, il a immigré vers la Côte d’Ivoire vers les années 1960. Ma mère Khouma BATHILY est de Tuabou par son père, un instituteur aujourd’hui décédé. Sa mère, Diélé NDIAYE est de Bakel. C’est elle, ma grand-mère maternelle qui nous a élevés, mes frères et moi alors que nos parents étaient restés en Côte d’Ivoire avant de revenir définitivement au Sénégal en 1988.

A cet effet, mes premières humanités, je les ai débutées à l’école Yaguiné de Bakel alors que nous habitions les HLM. Par la suite, nous avions déménagé vers le quartier Ndiayega au moment où je me préparais à entrer en 6éme secondaire au CES Waoundé NDIAYE. Je précise que Waoundé NDIAYE était un arrière grand-père.

A Tuabou, j’y partais souvent pendant les vacances et rendre visite à mes cousins, tantes et autres qui y étaient.

Q2 : La quarantaine entamée, aujourd’hui Secrétaire de l’Université de Ziguinchor, vous aviez dû bien vous battre pour être à cette place. Pouvez-vous revenir sur les grandes lignes de votre parcours ?

J’ai souvent l’habitude de dire que j’ai eu un parcours atypique, un policier devenu administrateur civil. C’est en licence en droit, à cause des grèves des années 1995 – 1996 que j’ai décidé de faire des concours pour m’intégrer professionnellement. Et comme j’étais un justicier dans l’âme, naturellement, je me suis présenté au concours des officiers de police. Après ma formation à l’Ecole nationale de Police, on m’affecta au Commissariat Central de Guédiawaye où j’ai été nommé adjoint au Commissaire central.

3 ans après, ma soif de connaissance, « s’instruire pour mieux servir » pour reprendre la devise de la police sénégalaise, m’amène à faire en 2000 le Concours d’entrée à l’Ecole nationale des Officiers de Police de Cannes-Ecluse en France que je réussis. Cannes-Ecluse se trouve dans le 77 après Fontainebleau, Melun et Montereau. Après ma formation de Cannes-Ecluse, on me nomma Commissaire de la Police de Diamaguéne Sicap-MBAO qui venait d’ouvrir. 6 mois après, je tombais sur un avis de concours pour faire l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) de France. Remplissant les conditions et compte tenu du prestige de cette grande école qui a formé les grands décideurs de France (je rappelle entre autres que le président actuel de la France François Hollande est un produit de l’ENA), je fais sans hésiter le concours et je réussis en même temps que l’actuel préfet de Thiés.

Lors de cette formation à l’ENA, j’en ai profité pour faire en même temps un master en Administration et gestion publique à Paris 2 Panthéon Assas. Au retour au Sénégal, je passais le concours de l’ENA du Sénégal et celui de Commissaire de Police. A mon admission à tous les 2, je choisis l’ENA pour changer de corps et intégrer les administrateurs civils.

Je dois dire que le choix du corps des administrateurs civils s’explique surtout par ma liberté de penser, mon désir de m’engager surtout pour mon pays, pour mon terroir autrement et cela, être commissaire ne me l’offrait pas. A ma sortie de l’ENA du Sénégal, on m’affecta au Ministère de l’éducation nationale puis à l’Université de Ziguinchor comme Secrétaire général.

Q3 : Quelle est votre champ d’action au sein de l’Université de Ziguinchor ?

Le Secrétaire général de l’Université est le collaborateur direct du Recteur (ou président d’université en France). Il coordonne toute la gestion administrative de l’université et participe à la modernisation de l’institution. A ce titre, il supervise différentes directions : Direction des Affaires Financières, Direction des Ressources Humaines, Direction de la Gestion du Patrimoine et de la Maintenance, Direction Centrale de la Scolarité. Il sert d’interface entre le Rectorat et les Unités de Formation et de Recherche et entre le Rectorat et le ministère chargé de l’enseignement supérieur et les autres ministères et autres structures de l’Etat.

Q4 : Vous êtes originaire du département de Bakel, comment présenterez – vous ce terroir du Sénégal oriental ?

Pour présenter le Département de Bakel, je dirai que c’est un département melting pot, carrefour de toutes les ethnies (soninké, toucouleur, bambara, wolof, maure, etc.), frontalier à deux autres pays que sont la Mauritanie et le Sénégal. Un département où l’hospitalité est érigée en dogme de vie et où on ne prononce jamais « étranger ». Je dirai malheureusement aussi que c’est un département où ses filles et ses fils ne se sont pas totalement engagés pour participer sur le cours de la vie de leur terroir et sur celui de leur pays. Il y a eu des exceptions, c’est vrai. J’ai employé le passé parce qu’aujourd’hui, l’engagement des populations est lancé et l’on peut aisément s’en rendre compte avec l’adhésion à la convention des Cadres du Département de Bakel des jeunes, vieux, femmes, pour apporter leur pierre à la construction de la maison familiale,du département. C’est un engagement irréversible et vous verrez que rien ne sera plus comme avant.

Q5 : Un de vos grand-parents Ibrahima Diaman BATHILY écrivait sur Bakel en 1969, ancien carrefour riche ,  » Bakel, sous ces cendres de l’oubli « , le Phoenix Bakel renaît – il de ses cendres ?

Bakel renait de ses cendres et comme je l’ai dit plus haut, c’est un train qui a pris départ et tous les enfants de Bakel y monteront. Bakel renait de ses cendres parce que Bakel regorge de ressources humaines de qualité dans tous les domaines. Vous verrez de cadres brillants du département qui occupent des postes importants dans certaines sphères économiques ou dans l’administration. C’est une véritable richesse qu’il faut exploiter et il n’est richesse que d’hommes. Tous ces talents vont œuvrer ensemble et appliquer la maxime « ce sont les idées qui mènent le monde ».

Je lis souvent Bakelinfo et c’est avec fierté que je vois des jeunes originaires du département réussir de brillantes études pour être ingénieurs, avocats etc. en France et partout dans le monde. Il appartient à tous ces enfants du département de réfléchir ensemble et heureusement, ils le font.

On assiste aujourd’hui à un éveil des consciences remarquable. Les populations participent à la gestion de leurs localités et exigent des comptes à ceux à qui ils ont donné mandat pour agir en leur nom. C’est révolu cette période où on peut raconter certaines choses et repartir, où on peut occuper certaines fonctions électives et ne jamais dire aux populations ce qu’on fait de son mandat.

Bakel renait enfin de ses cendres parce que les jeunes du département qui fréquentent les mêmes universités que le reste du monde s’érigent désormais en sentinelles de bonne gouvernance. J’en suis témoin avec toute la détermination des étudiants ressortissants de Bakel à l’Université de Ziguinchor qui participent activement à la réflexion liée aux enjeux de développement de leur localité.

Q6 : Bakel, jadis localité importante du Sénégal avec ses forts, son pavillon René Caice sont les et ses hautes personnalités , agonise de nos jours ? Comment Bakel s’est – elle retrouvée dans cette torpeur ?

Je l’explique seulement par le fait que les enfants du département, surtout les cadres se sont délaissés de tout engagement, associatif ou politique. Or, nous vivions en Afrique des Etats où la modernité n’est pas encore totale. Dans le cadre d’une politique publique, il appartient à l’Etat de prendre les décisions qui tendent à un véritable aménagement du territoire. Pour cela, dans un Etat moderne, on n’a pas besoin que des ressortissants de la localité s’engagent politiquement pour mettre dans leurs localités toutes les infrastructures de développement (écoles, routes, etc.). Nos pays étant ce qu’ils sont, il faut véritablement se lever et participer aux instances de décision des politiques publiques ou chercher à influencer certaines décisions. Certaines régions du pays sont en fait plus favorisées que d’autres parce qu’elles regorgent de personnes plus influentes.

Or, pour le département de Bakel, c’est une terre qui est historiquement une terre d’émigration. Les émigrés participent activement à la vie économique mais sur le plan politique, c’est maintenant qu’on note beaucoup plus d’engagement.

Q7 : Quelles sont les potentialités de Bakel de nos jours ?

Les potentialités du département sont surtout économiques.

Le département dispose de terres assez vastes et aptes avec une bonne pluviométrie pour l’agriculture combinée à l’élevage. Il y a également un potentiel minier inexploité mais parmi les plus importants du pays. Ainsi, on trouve des traces d’or dans la Falemé, des indices de fer à 20km de Bakel, du manganèse à 1,5 km de Kéniéba et au sud-est de Madina Foulbé, du magnésium et du chrome au nord de Gabou, du cuivre à Kéniéba et à Bakel, des dolomies calcaires (chaux) à 1 km au sud de Kidira. Je rappelle d’ailleurs que la Convention des Cadres du Département de Bakel a organisé une conférence publique qui a connu un immense succès en 2010 avec un de nos membres, Bocar Sada SY, sur la problématique du développement du département de Bakel.

Je dois aussi rajouter l’énorme atout que constitue l’émigration dans l’amélioration de vie des populations. Pour ma part, je pense qu’il convient de refléchir sur les immenses potentialités que l’émigration peut emmener au développement du département. Je pense par exemple à des banques d’affaires qui peuvent drainer beaucoup de ressources.

Enfin, la position géographique du département qui fait frontière avec la Mauritanie et le Mali place Bakel à une position privilégiée pour profiter des échanges frontaliers dans un monde qui est un village planétaire.

Q8 : Vous êtes par ailleurs nouveau Secrétaire Général de la CCB de Bakel, pourquoi cet engagement associatif ?

Cet engagement associatif est pour moi ma contribution à ma localité. Je me suis dis que c’est un moyen de donner de mon temps et de mes idées au service de mon terroir.

Q9 : Depuis la mise en place de la CCB, en quoi fût-elle utile à la population du département de Bakel ?

Je dois reconnaitre que le bilan n’est pas très reluisant. L’essentiel c’est d’avoir eu l’initiative de mettre en place cette association avec une reconnaissance officielle et aujourd’hui le nouveau bureau a tracé une feuille de route pour les trois années à venir lors de l’Assemblée générale extraordinaire du samedi 02 juin à l’hôtel Téranga.

Q10 : Quels sont les objectifs à court et moyen termes de la CCB ?

A court terme, la Convention va remettre un mémorandum aux nouvelles autorités du pays, mémorandum qui va poser les problèmes prioritaires qui méritent d’être réglés dans les mois à venir. Au moment de l’interview, le bureau a saisi différents acteurs qui sont concernés par le développement de Bakel aussi bien les acteurs institutionnels comme l’ARD que des citoyens ordinaires. Nous recenserons toutes les préoccupations immédiates (agriculture, écoles, routes, etc.) et nous allons suivre également point par point.

Nous allons également installer des antennes locales au niveau des différentes localités du département et au niveau de la diaspora telle que la France.

Enfin, il sera également organisé un forum en 2013 où il sera élaboré un plan stratégique de développement du département de Bakel.

Q11 : Comment comptez-vous aujourd’hui travailler avec le gouvernement du Sénégal si l’on note que les anciens gouvernements n’ont jamais daigné soulager les populations de votre terroir ?

Aujourd’hui, le Sénégal connait une revitalisation démocratique enclenchée depuis le 23 juin et qui a abouti à l’alternance du 25 mars 2012. Un nouveau type de citoyen est arrivé, un citoyen exigeant vis-à-vis de lui-même et vis-à-vis des pouvoirs publics. Les gouvernants ne peuvent que prêter une oreille attentive aux préoccupations des populations notamment celles des acteurs de la société civile.

Q12 : Et la régionalisation du département de Bakel, où en est votre association ?

Pour la régionalisation de Bakel, la convention des cadres participera au débat et posera le problème le moment venu. Je rappelle que l’autorité administrative, en l’occurrence le préfet du département de Bakel, avait recueilli l’avis des cadres en son temps. Mais le dossier n’a pas connu de suite. Dans tous les cas, tout sera mené pour proposer ce qui va dans l’intérêt de notre localité.

Q13 : Politiquement, Bakel semble être bonnet d’âne du Sénégal avec des responsables qui frisent la médiocrité, champions de la transhumance et de la  » politique alimentaire, que compte faire la CCB pour corriger cette anomalie ?

La Convention, comme je l’ai dit a une ambition forte, faire du bakelois un bakelois de type nouveau. Elle mènera toutes les actions de sensibilisation des populations pour prendre leur destin en main. Elle encouragera les populations à militer activement dans le mouvement associatif, dans la politique pour ne plus laisser d’autres personnes décider à leur place ou des gens qui mènent des actions individualistes ou impopulaires.

Des ONG et d’autres partenaires qui appuient les populations dans des renforcements de capacités citoyennes et civiques seront sollicités pour former les jeunes et les femmes surtout à la participation à la gestion démocratique des localités.

Vous verrez vous-mêmes qu’on aura plus besoin de parler de transhumance ou autre chose parce que le citoyen bakelois averti disposera de sa carte d’électeur pour sanctionner dans un sens ou dans un autre.

Q14 : Faites-vous de la politique Monsieur BATHILY ? Si oui, dans quel parti militez-vous ?

Je ne suis dans aucun parti politique. Mon parti politique c’est le département de Bakel, c’est le Sénégal. Pour parler plus sérieusement, j’inscris mon action dans un combat citoyen au service de mon département en essayant d’être le plus utile à son émergence et participer activement à sa gestion et c’est cette conception d’Aristote que j’ai de la politique. Mais comme il ne faut jamais dire jamais, Dieu seul sait de ce que demain sera fait.

Q15 : Vous avez aussi occupé des fonctions dans la police, quelle politique sécuritaire adopteriez-vous pour votre département, réputé être parmi les moins sûrs du département parce que frontalier à plusieurs pays ?

Toutes les localités frontalières méritent une attention plus soutenue en matière de sécurité. Bakel fait frontière avec deux pays et on sait les mouvements d’AQMI (Al Quaïda au Magrheb Islamique) dans ces pays. Le Mali connait déjà une instabilité qui n’est pas étrangère à cela. Les frontières sont souvent poreuses. A ce niveau, les réponses doivent êtres transnationales avec un partenariat accru de lutte contre la criminalité transfrontalière avec les trois pays.

Q16 : Bakel, sans caserne de sapeurs Pompiers, quelle commentaire faits vous sur le manque d’infrastructures à Bakel ?

Le manque d’infrastructures est criard dans le département. Justement, une caserne des sapeurs pompiers fera partie des préoccupations de la convention pour les problèmes prioritaires.

Q17 : Dans 10 à 15 ans, comment imaginez-vous votre département Bakel ?

Dans 10 ans, je vois un département, j’allais dire la région de Bakel, regroupant Goudiry et Bakel, avec des lycées, des routes entre les différentes localités, des hôpitaux modernes, une desserte aérienne au moins deux fois par semaine avec un aéroport. Je vois une région avec des stades, des entreprises qui emploient des jeunes sortis des centres de formations professionnelles. C’est cette vision que j’ai de Bakel.

Q18 : Revenons à votre fonction actuelle de Secrétaire général de l’université de Ziguinchor, comment se porte l’éducation supérieure au Sénégal de nos jours ?

L’enseignement supérieur au Sénégal a connu des crises très profondes. Aujourd’hui, avec le système LMD, le Sénégal ne peut être en reste de la mondialisation de l’enseignement supérieur. L’université sénégalaise est aujourd’hui dans une voie de modernisation des infrastructures et dans une logique de performance pour les cinq années à venir avec la signature de contrats de performance avec la banque mondiale. Sous peu, l’université sénégalaise sera très attractive et des étudiants pourraient cette fois ci quitter le nord pour le sud et y effectuer leurs études.

Q19 : Les jeunes bacheliers issus de votre département sont souvent  » désorientés  » et peu conseillés à leur entrée à l’Université, quels conseils donnerez-vous aux potentiels bacheliers ?

Aux potentiels bacheliers, je leur conseillerai d’entrer dans les sites des différentes universités pour obtenir le maximum d’informations. Je pense que les associations d’étudiants ressortissants de Bakel devront être également mises à contribution pour sensibiliser leurs jeunes frères qui préparent le bac.

Q20 : Malgré l’ouverture des universités de Ziguinchor, de Bambey et Thiès, l’Université Cheikh Anta DIOP éprouve de nombreuses difficultés à accueillir des étudiants, quelle politique l’Etat doit adopter pour juguler les maux de l’université au Sénégal ?

Il faut désengorger l’UCAD et dégraisser le mammouth comme dirait l’autre. Il faut renforcer les autres universités qui ont été créées et leur donner les moyens pour l’accueil de nouveaux bacheliers.

Q21 : Pouvons-vous rêver d’une Université à Tambacounda ? Serait-elle bénéfique dans cette région en perte de vitesse dans plusieurs domaines ?

Une université à Tambacounda relève de l’ordre du possible dans les toutes prochaines années, peut-être dans un horizon de cinq ans. Les bacheliers de la région de Tambacounda et de Kédougou peuvent trouver ainsi une université et réaliser leurs ambitions d’études supérieures. Le Sénégal est loin d’atteindre les normes de l’UNESCO en termes de population estudiantine. Le Sénégal a la même population que la Tunisie qui est aujourd’hui à plus d’une vingtaine d’universités.

Q22 : Les populations Bakéloises se plaignent souvent du comportement de certains de vos pairs fonctionnaires, la corruption et les abus de pouvoirs abondent-ils toujours dans les rangs de l’administration Sénégalaise ?

La corruption est un phénomène qui existe dans tous les pays même s’il est plus accru dans les pays sous-développés notamment ceux de l’Afrique. Il faut seulement que l’Etat prenne des dispositions pour sanctionner les auteurs pour faits de corruption. Les exigences de bonne gouvernance vont avec une lutte contre la corruption et de plus en plus les citoyens participent à ce combat pour une saine gestion des ressources nationales et de l’exercice de prérogatives de puissance publique par les personnes qui en sont détentrices. Les citoyens bakelois ne seront pas en reste et la convention bien comprise.

Q23 : Pensez-vous un jour retourner servir votre département ?

Je sers depuis 2007 à Ziguinchor. Je suis prêt à servir partout dans mon pays et à plus forte raison dans la localité qui m’a tout donné.

Q24 : Votre dernier mot, Monsieur BATHILY ?

J’appelle tous les cadres du département à œuvrer ensemble pour l’émergence de notre localité. Cadre pour la convention fait appel aux politiques, opposition et parti au pouvoir, à la société civile, aux artistes, à tous ceux qui par leur position peuvent apporter leur contribution au développement de Bakel.

 

 Source : www.bakelinfo.com

.

Aller à la barre d’outils