Tambacounda : Des populations marchent et exigent un audit du foncier

 

 

Le travail sera difficile pour le maire de la commune de Tambacounda. Il faudra à Oury Bâ des qualités exceptionnelles de tête de liste départementale du PDS pour convaincre les populations de Tambacounda particulièrement celles des Abattoirs à adhérer à son ambition de voter pour lui le 1e juillet prochain. Ce jeudi, elles ont battu le macadam à travers les rues pour exiger son départ de la mairie.

Considérant les conditions du déroulement des opérations d’aménagement du quartier des abattoirs complémentaires,  considérant les dispositions de l’article 33 du code relatif aux opérations de restructuration de l’espace urbain ayant déjà fait d’occupation anarchique,  considérant les conditions d’affectation des parcelles au quartier Abattoirs, notant le désarroi des habitants dépossédés de leur domicile suite à l’affectation, conscients des souffrances et des privations de ces braves populations qui ont enduré la solitude, l’enclavement, l’absence d’eau, d’électricité, d’infrastructures, convaincus d’une discrimination négative en vers une couche de citoyens défavorisés et conscients que la mauvaise gestion des conflits fonciers est la cause profonde de tensions, d’instabilité politique, d’atteinte à la paix et la cohésion sociale, les populations des quartiers Abattoirs complémentaires aidées par d’autres couches ont battu le macadam ce jeudi à travers les artères de la ville jusqu’à la gouvernance. Main dans la main, elles ont brandi des pancartes sur lesquelles : on pouvait lire : « Le maire na dem nadema dem » ; « Tamba va mal » ; « Le mal de Tamba est le maire » ; « Ne faites pas de nous des SDF » ; « L’audit de la mairie de Tamba » ; « Rendez nous nos maisons » ; « Ne nous expulsez pas de nos maisons » entre autres pour exiger l’arrêt des expulsions des habitants de leur habitation, la suspension des tractations sur le site des abattoirs avant de réclamer son départ. « Le maire a trahi notre confiance.

Après avoir sollicité et obtenu nos suffrages, Oury Bâ nous a expulsé de nos maisons au détriment de ses clients politiques », martèle la dame Diouma Camara expulsée de sa maison avec ses trois enfants. Avant d’ajouter : « Depuis 10 ans, j’habite dans ma maison qui n’était même pas lotie et un bon jour quelqu’un s’est présenté avec un papier pour me dire de quitter dans les plus brefs. Face à mon refus, j’ai été conduite à la brigade de recherches de la gendarmerie où j’ai passé trois nuits là-bas avant d’être libérée et c’est ainsi qu’on m’a expulsé. Aujourd’hui, je dors devant une école avec mes enfants ». Face à cette situations, ces marcheurs demandent solennellement aux autorités de prendre toutes les dispositions utiles pour que les parcelles habitées et celles ayant des impenses soient restituées sinon, elles vont passer à la vitesse supérieure. Nos efforts pour joindre le maire et avoir sa position sont restés vains. En tout  état de cause, le travail du maire sera difficile pour convaincre ces libéraux à adhérer à son ambition de l’élire le 1e juillet.

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