Bakel : la Convention des cadres veut maintenant l’implication de l’Etat pour le développement de la localité

Bakel : la Convention des cadres veut maintenant l’implication de l’Etat pour le développement de la localité

En assemblée générale, samedi, la Convention des cadres de Bakel a tracé sa feuille de route 2012-2014. Les cadres de cette structure du département de Bakel estiment que tout est urgence et entendent faire du lobbying et des plaidoyers auprès des autorités afin d’intégrer leur localité dans la grappe de convergence pour le développement local. Un mémorandum exhaustif des attentes sera soumis aux nouvelles autorités. 

« Si on réveillait Réné Caillé et qu’il se rendait à Bakel, il n’allait pas se perdre dans les moindres ruelles et places de la ville de Bakel », cette phrase d’un ancien président de la République, grande figure de l’opposition en campagne électorale, a suffi aux membres de la Convention des cadres du département de Bakel pour montrer le retard de leur localité sur tous les plans. Et le diagnostic sur le terrain dans différents domaines par des experts confirme, d’ailleurs, l’assertion de cette grande figure de l’opposition d’alors ; car « tout est urgence à Bakel », déclare groggy, Bakary Diakité, président de la Convention des cadres du département de Bakel et de Goudiry. « Dans tous les secteurs de la vie économique et sociale, la situation est préoccupante : aucune infrastructure routière, sanitaire, éducative, sportive … digne de ce nom dans le département de Bakel et Goudiry, localité pourtant frontalière de deux pays (Mali et Mauritanie), regette-t-il. Alors que, soutient-il, « l’immigration qui a constitué une source économique très importante pour le département, connait, aujourd’hui, un sérieux ralentissement du fait de la crise que l’on connait dans les pays du nord. Les frontières se ferment et les jeunes ne peuvent plus se rendre en France comme l’ont fait leurs parents et grands parents ». Aussi, selon M. Diakhité, quel que soit le dynamisme des immigrés, certaines actions ne sauraient relever d’eux. « Ainsi, exige la convention, l’action de l’Etat est attendue pour entre autres : assurer la desserte aérienne du département le plus éloigné du Sénégal, construire des pistes et des routes de production, ouvrir des lycées et des CEM, recruter des enseignants, construire une université dans la région, construire des infrastructures sportives telles que les stades, porter assistance aux paysans confrontés à des problèmes dans des périmètres irrigués, etc. »

Source Ferloo.com /

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