La banque CBAO confère à Diawara le titre de poumon économique du département de Bakel

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« Nous sommes les argentiers du département de BAKEL  » disait le président d’honneur du COREDIA, Monsieur Gongo Soumboulou KONE. Ainsi chambrait-il les notables de la commune voisine de Bakel lors de la signature de la convention de financement du centre de formation de Bakel entre l’ARBF et le PAISD. Sans doute, il avait raison. Diawara fait figure de capitale économique du département de Bakel. Fort d’une forte population immigrée largement impliquée dans la vie économique et sociale, la commune de Diawara attire bon nombre d’investisseurs de nos jours.

Aujourd’hui, cette ville dispose d’un Crédit Mutuel et d’une banque classique, la CBAO. Une aubaine pour les investisseurs locaux, les émigrés et les épargnants.

Ces établissements financiers procurent surtout une sécurité inestimable aux émigrés, jadis cibles du grand banditisme lors de leurs voyages. Plus besoin de voyager avec des millions dans la poche .

Ces investissements montrent que la Diawara est en marche. La commune de Diawara constitue plus que jamais le poumon économique du département de Bakel. Dire qu’il y a encore quelques années c’était la ruée sur Bakel pour téléphoner, récupérer de l’argent, acheter de la glace, de l’essence… Nul doute que Diawara a fait un grand bon dans le progrès économique et social. Elle fait figure de bon élève. C’est plus que jamais un modèle de développement à imiter au niveau local.

Toutefois, plusieurs choses restent à faire au niveau de cette commune. Malheureusement, les institutions étatiques surtout la Mairie de Diawara peinent à jouer leur partition dans ce progrès social et économique. La ville attend d’être dotée de plusieurs structures surtout dans le domaine éducatif et sportif voire de la petite enfance… Un stade municipal fonctionnel, un grand lycée digne de ce nom, un centre d’animation culturel ne seront pas de trop pour la jeunesse de cette commune…

Pendant l’hivernage, un réel problème d’assainissement se pose également sans compter le problème d’urbanisation dû aux vieilles habitudes Soninkés consistant à abandonner les vieilles constructions en pisé dans le centre ville pour de nouvelles maisons à la périphérie de Diawara. Ceci n’est pas sans conséquences. Aujourd’hui, le centre ville de Diawara a des allures de Kayes. Plusieurs maisons sont abandonnées aux travailleurs maliens qui s’y installent durablement.

www.bakelinfo.com

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