Gouvernement de Macky Sall : Copains et coquins en Conseil des ministres

Gouvernement de Macky Sall : Copains et coquins en Conseil des ministres

Les hommes qui composent le tout premier gouvernement du Président Macky Sall sont diversement appréciés. Mais tous, ou quasiment, bénéficient d’un préjugé favorable. Cela certainement parce qu’ils ne connaissent pas leurs dessous. Il en serait peut-être autrement s’ils savaient que certains d’entre eux seraient auteur d’abus sexuel ou condamné ou feraient l’objet de poursuites judiciaires.

Qui sont-ils ? La plupart des mi­nistres qui composent le nouveau gouvernement de Macky Sall sont d’illustres inconnus. Et même ceux qui semblent les mieux connus n’ont pas dévoilé toutes leurs facettes. Dans le portrait dressé par la presse pour présenter le successeur de Souleymane Ndéné Ndiaye dans le premier gouvernement de Macky Sall, des éléments ont été omis. Et pas des plus élogieux.  Abdoul Mbaye, ce banquier hors pair, ce fils de son père, cet intellectuel a encore quelques embrouilles judiciaires à régler avec Dame justice. Selon des sources proches, le nouvel homme de confiance de Macky Sall, aurait été inculpé à plusieurs reprises pour des affaires d’escroquerie et abus de confiance. L’une d’elles  porterait sur 349 millions Cfa que Abdoul Mbaye devrait à l’homme d’affaires guinéen du nom de Abdoulaye Diakhité. Il faut ajouter qu’une autre affaire concernerait selon toujours nos sources, un certain Monsieur Sall qui réclamait  à monsieur Mbaye la somme de 660 millions CFA.

«Bande d’amis affairistes»
Dans sa longue et riche carrière de banquier hors pair, il traînerait quelques différends avec certains clients. Alors directeur de la Banque sénégalo-tunisienne (Bst), Abdoul Mbaye est pointé du doigt par la famille de Pape Ndiamé Sène. Il aurait vendu à un prix dérisoire une villa de ce dernier, d’une superficie de 4 000 m2 dénommée «Océane», saisie par la banque qu’il dirigeait. Le bénéficiaire de cette transaction n’a été personne d’autre que l’actuel ministre de la Culture et du Tourisme, Youssou Ndour. Selon certaines informations, le lead vocal  n’avait payé que le prix du loyer mensuel de cette villa sise aux Almadies pour couvrir la somme due à la banque qui est de l’ordre de 260 millions. Cette opération n’a rien d’illégal bien sûr pour une banque qui voulait juste retrouver ses créances dans cette opération.

Vu ces faits, une question revient tout le temps depuis 2000 : Que fait-on de l’enquête de moralité recommandée avant la formation de tout gouvernement ?  Il y a bien lieu de se le demander si on sait que l’équipe de Abdoul Mbaye compte plusieurs cas pas clean. Si l’on peut dire que lui  est cité dans ces affaires par coïncidence, pour avoir été la personne morale de la Banque en ces moments précis, on ne pourrait pas en dire autant pour certains de ses nouveaux collaborateurs.

Déjà dans sa livraison du jeudi 05 avril, le journal l’Observateur avait fait part d’un ministre qui aurait été chassé par sa femme pour avoir engrossé une fille de son quartier. Mais il n’est pas le seul à trainer des casseroles. Parmi les ministres de Abdoul Mbaye, on compte également des hommes qui ont eu maille à partir avec la justice. Si certains ont purgé une peine d’emprisonnement, d’autres devront leur salut à leur chéquier et au «soutoura (discrétion)» lé­gendaire qui caractérise certaines familles sénégalaises. En effet, un proche collaborateur de Macky Sall, apparenté au Premier ministre et ancienne tête pensante de Youssou Ndour et frère d’un guitariste du Super Etoile aurait à ce jour un casier judiciaire empreint de plusieurs années d’emprisonnement s’il n’y avait pas eu revirement de situation. Pour cause, le ministre en question avait violé sa belle-sœur, la sœur germaine de sa propre femme. Mais heureusement pour lui, la belle famille a retiré la plainte et accepté une indemnisation de leur gendre.  Les détails de ce viol montrent la nature peu recommandable de ce «crack» : il a d’abord drogué sa vic­time avant de réaliser sa sale besogne.

Avec toutes ces casseroles que trainent certains ministres de la République, il est de se demander si Macky Sall n’est pas en train de suivre de façon (inconsciente ?) les pas de Wade qui n’accordaient aucune importance à l’éthique républicaine. Macky Sall qui clame une rupture avec la démarche de son prédécesseur devra rapidement se relever de ses premières erreurs en retrouvant l’éthique républicaine.

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