Détournement des 100 milliards de la 4ème licence de téléphonie et le pillage du Palais et des ministères : Wade et des ministres bandits du PDS ont tout volé

Détournement des 100 milliards de la 4ème licence de téléphonie et le pillage du Palais et des ministères : Wade et des ministres bandits du PDS ont tout volé

Les révélations en série laissent subodorer le pire : attribution d’une quatrième licence de téléphonie, pillage du Palais présidentiel, de certains ministères. Ces comportements relèvent d’un grand banditisme d’Etat.

Déchéance et mesquinerie, c’est ce que le comportement des libéraux inspire. Le régime libéral déchu, éclaboussé par des scandales finalement banalisés par leur fréquence, pousse la provocation jusqu’au bout. Moins d’une semaine après le départ de l’ex-chef de l’Etat de la présidence de la République, on découvre par petits secrets l’état de délabrement dans lequel Me Wade, président sortant, a laissé le Sénégal. L’Observateur d’hier a livré une grosse information en annonçant l’octroi en catimini de la quatrième licence de téléphonie du Sénégal. Un marché déjà attribué après un Appel d’offres lancé discrètement depuis 2011, officialisé par un décret numéro 2012-301 «portant approbation de la convention de concession passée entre l’Etat du Sénégal et la société Mtl infrastructurs et services S.A pour l’établissement et l’exploitation d’infrastructures de télécommunication». Jusque-là secret, il est surtout signé par Me Wade et son ex-Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye. Ce marché a été surtout attribué précisément le 23 février 2012, donc en pleine campagne électorale. Cela relève bien sûr de l’infamie. Dans un contexte politico-électoral tendu et incertain, cette décision est une parfaite illustration de la stratégie du chaos promise par le chef de l’Etat durant les campagnes du premier et du second tour. Du point  de vue de la transparence, l’Agence de régulation des postes et des télécommunications (Artp),  n’a jamais publié un dossier d’Appel d’offres. On ne retrouve justement sur son site aucune trace de la quatrième licence de téléphonie mobile.
Le coût (plus de 100 milliards francs Cfa) rappelle l’acquisition de la Sudatel qui avait provoqué une véritable levée de boucliers après les révélations sur l’opacité de cette opération par La Gazette qui avait confirmé le versement de commissions d’une valeur de 20 milliards à de hautes autorités du régime de l’époque.  L’attribution de la licence de Sudatel a été menée par Karim Wade et son ami Thierno Ousmane Sy, conseiller de l’ex-président de la République qui les avait félicités en Conseil des ministres.

Gangstérisme

Du point de vue de la morale républicaine, la proximité entre le jour de l’octroi de la licence de la quatrième téléphonie (23 Février) et la date du scrutin du premier tour (26 Février) incertain relève également de la provocation. Sans lier les deux faits, les Sénégalais ont été stupéfaits par le gaspillage de l’argent durant cette élection par le camp présidentiel. En épuisant à 90% le budget de la présidence de la République et ayant dépensé complètement les fonds politiques, Abdoulaye Wade avait dérouté les Sénégalais.

Avec un appétit cannibale du pouvoir, les Libéraux ont ressorti leur comportement d’arrivistes pour piller les biens de l’Etat. Va-t-on continuer à contempler cet horizon qui nous effraie ? Ab­doulaye Wade avait prédit le chaos en quittant le pouvoir. Une semaine après son départ, on est à la porte du désespoir en observant ce scénario incroyable d’un homme qui glisse irrémédiablement vers la déchéance malgré les derniers actes posés (qui l’ont réconcilié avec des Sénégalais émotifs. Ces comportements ne font  qu’agrandir les doutes sur la grandeur de l’homme et  fournir le ferment de taches qui se sont difficiles à gommer dans la tête des Sénégalais. Sans le vouloir Macky Sall se trouve très tôt à l’épreuve : c’est confirmé que le nouveau chef de l’Etat a trouvé un Palais présidentiel dé­­vasté : meubles, mobiliers de bu­reau, moquettes, ta­bleaux d’art em­portés. En poussant la mesquinerie jusqu’au bout, toute l’unité audiovisuelle de la Rts de la présidence de la République a été dévalisée avant le départ de l’ex-chef de l’Etat. Qui se­rait l’auteur ? Cela coule de source…

Enquêtes strictes
Depuis la chute du régime libéral, c’est la débandade ajoutée à des écarts de comportement indignes et désastreux. Depuis la démission du gouvernement de Souleymane Ndé­né Ndiaye, certains ministres se déshonorent avec certains actes. Ils emportent les salons en cuir de leur cabinet, les mobiliers de leur bureau sans oublier une simple antenne de télévision. Dernièrement un gendarme aussi avait bloqué une ministre dans ses locaux alors qu’elle voulait emporter dans sa chute tout le matériel du ministère. Il faut rappeler qu’après juste la défaite des Fal2012, certains dignitaires de l’ancien régime se sont empressés d’essayer de muter les véhicules de l’Etat en leur propre nom.

Que faire face à de tels actes ? Ces comportements surréels et hors du temps n’appellent qu’une réaction stricte : une enquête approfondie et aussi des sanctions sévères. Au­jour­d’hui, les libéraux multiplient les actes qui n’invoquent que l’application rigoureuse de la loi pour édifier les Sénégalais sur certaines attitudes qui relèvent surtout du gangstérisme d’Etat. En cherchant la vérité partout. Abdoulaye Wade, qui est en train de dilapider sa grandeur, risque de dévoiler d’autres pratiques qui souilleraient ad vitam aeternam son héritage.

Par Bocar SAKHO

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