» Le peuple sénégalais lui a tout donné, mais il l’a trahi. C’est à nous de le mettre dehors  » Samba KOITA de l’APR

 » Le peuple sénégalais lui a tout donné, mais il l’a trahi. C’est à nous de le mettre dehors  » Samba KOITA de l’APR

Le prochain président devra faire face à certaines revendications de la diaspora sénégalaise. Parmi lesquelles, le décret sur l’interdiction d’importer des voitures de moins de cinq ans et les taxes sur les billets d’avion et les appels entrants.

Dans les différents meetings organisés par l’opposition ou la mouvance présidentielle, des revendications reviennent en boucle pour rappeler aux leaders locaux l’intérêt qu’accordent les Sénégalais de France à leurs préoccupations. La première revendication, c’est la révision du décret qui interdit l’importation au Sénégal des voitures de plus de 5 ans. Tous les orateurs qui prennent la parole lors des meetings insistent sur la levée de cette interdiction. A chaque fois qu’un leader ou une personnalité politique sénégalaise débarque à Paris pour un meeting, le cas a été posé. Si du côté de Bennoo Bokk Yaakaar, on ne doute pas que Macky Sall va revoir ce dispositif, ce n’est pas évident du côté du pouvoir qui défend plutôt la nécessité de lutter contre les vieilles voitures pour protéger l’environnement. Mais aussi protéger les entreprises concessionnaires qui vendent des voitures et emploient un certain nombre de Sénégalais.

La seconde revendication, c’est la levée des taxes sur les billets d’avions qui renchérissent la destination du Sénégal. Il en est de même pour les taxes sur les appels entrants qui ont rendu chers les appels téléphoniques. ‘Il faut que les taxes sur les appels entrants soient levées. Les coûts ont doublé. Avec 7 euros, on avait une quarantaine de minutes. Aujourd’hui, avec la même somme, on a, à peine, une quinzaine de minutes’, se lamente le doyen Gadio de l’Apr au Havre. Ensuite viennent les allocations familiales. Si le Sénégal a signé une convention avec la France qui règle cette question, il reste que les Sénégalais ne sont pas satisfaits des sommes qui sont versées à leurs enfants restés au pays. Pourtant, ils soutiennent que la France verse la totalité des sommes cotisées. Mais, les autorités sénégalaises soustraient de ces sommes les frais de prise en charge des agents et de transport qui permettent de payer les enfants dans leurs lieux de résidences parfois très éloignés de Dakar.

Les Sénégalais plaident aussi la cause de leurs concitoyens qui vivent en Espagne, en Italie et dans d’autres pays qui n’ont pas les avantages de la convention franco-sénégalaise. Le député Amadou Ciré Sall avait indiqué, lors d’un entretien, que la convention sénégo-espagnole est en bonne voie, mais, ajoute que l’Italie, sous Berlusconi, avait lié la signature de ce genre de convention avec l’expulsion des Sénégalais vivant en Italie. Ce que le Sénégal avait refusé, considérant que ce sont deux choses non liées parce qu’il s’agit de Sénégalais réguliers qui travaillent, donc cotisent. Quel est le cas des Sénégalais vivant dans les pays africains et dans les autres continents ? Durant les meetings, les Sénégalais ne plaident pas seulement leurs cas. Ils parlent également des problèmes de leurs compatriotes vivant au Sénégal. C’est le cas de l’accès aux soins de santé, notamment des femmes. Dieynéba Bâ du Havre a fustigé le décès des femmes enceintes, faute de soins appropriés et demande à Macky Sall d’y mettre un terme s’il est élu le 25 mars prochain. D’autres ont également dénoncé le manque de personnels, de médicaments et de matériels adéquats dans les villages intérieurs et généralement enclavés. Et la meilleure manière d’y faire face, c’est de désenclaver ces zones. A toutes ces questions, les responsables ont tenté d’apporter des réponses.

Demba Sow, le troubadour, dans le sens poétique du terme, de l’Apr, a expliqué que des solutions sont contenues dans le programme de ‘Macky 2012’, notamment en ce qui concerne l’accès aux soins de santé des femmes. Il a aussi rappelé que Macky Sall s’est engagé à lever l’interdiction d’importer des voitures de moins de cinq ans au Sénégal. Pour Samba Koïta, le patron des apéristes en France, le seul obstacle aux solutions, c’est Me Wade. ‘On connaît bien Me Abdoulaye Wade. Le peuple sénégalais lui a tout donné, mais il l’a trahi. C’est à nous de le mettre dehors’, a dit M. Koïta qui fut membre du Pds avant de déposer ses baluchons à l’Apr au lendemain de la démission de Macky Sall du perchoir de l’Assemblée nationale, mais aussi de la mairie de Fatick. Si le public a abondé dans le même sens, Bolo Bassoum, une militante de l’Apr de Creil a tenu à avertir : ‘C’est à nous d’élire le président de la République et pas le contraire. Donc on va dégager Wade pour mettre Macky Sall. Mais s’il ne travaille pas, on va également le dégager car personne ne nous paie notre loyer ni notre électricité encore moins notre nourriture. On veut celui qui travaille pour le peuple et pour l’avenir de nos enfants’, a-t-elle martelé sous les applaudissements approbateurs du public.

Moustapha BARRY
Walf

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