Free Mobile : l’attente insoutenable

Free Mobile : l’attente insoutenable

LE PLUS. Dans le marasme ambiant (crise, crise et… crise), nous sommes nombreux à attendre la sympathique nouvelle de fin d’année : la prochaine arrivée de Free en tant qu’opérateur de téléphonie mobile. Tarifs séduisants et suspense insoutenable : pourquoi Free devrait-il nous séduire à ce point ?

Le fournisseur d’accès à Internet Iliad a donné dès 1999 à la France une particularité dont peuvent être jaloux les autres pays : celle de démocratiser l’accès à l’Interneta dès son apparition. Lorsqu’on compare les prix et les prestations chez nos voisins, nous pouvons nous estimer satisfaits des tarifs pratiqués chez nous, même si, à bien y regarder, 400 euros par an pour accéder à ses pages préférées restent une somme conséquente.

Logo Free

 On divise la facture par deux

En fait, en termes de coûts de communication, c’est surtout la téléphonie mobile qui perce les poches des familles : 4 abonnements, minimum 80 euros par mois, le double pour les accrocs du web dans l’autobus et de l’appel pour ne rien dire. En 2008, Xavier Niel annonçait pouvoir diviser par deux les factures de téléphone mobile dans les foyers, et dès la concrétisation de son entrée sur le marché, toutes les supputations ont fait florès.

 Nous sommes à quelques semaines de l’événement et le teasing suit son cours, sans même que les intéressés n’aient besoin de s’y employer. Les concurrents lancent des offres low cost, les milieux autorisés supputent les prix, la durée d’appel et les options. La rumeur la plus insistante parle du tout illimité à moins de 25 euros. Peu en ont l’utilité, tous en ont l’envie !

 Cure d’amaigrissement tarifaire

 Alors pourquoi cet engouement pour ce qu’on annonce comme une révolution tarifaire ? En fait, pour le coup, et contrairement à d’autres pays, nous sommes très chers, ce qui prouve que la baisse des coût est faisable. Nous nous sommes donnés cette addiction d’être joignable à chaque instant, de pouvoir passer un coup de fil dès qu’il nous en prend l’envie. Le prix importe peu, pourvu qu’on ait l’ivresse. En revanche, rien ne s’oppose à ce que ce prix prohibitif subisse une cure d’amaigrissement. Et c’est justement ce que propose de faire Free pour le 2 janvier, plus tôt même nous affirment les plus aventuriers des commentateurs.

 Démocratisation du tout illimité

 Au-delà des tarifs, c’est sûrement la démocratisation du tout illimité se profilant à l’horizon qui attise les convoitises. Quelle jouissance que de bénéficier d’un abonnement sans restriction à l’heure où tout augmente : les impôts, les jours de carence de la sécurité sociale, les prix, le chômage, le prix de l’essence… La prochaine arrivée d’une offre à petit prix qui aura tout d’une grande donne des ailes aux geeks de la planète cellulaire en France, au point que les possesseurs d’un téléphone mobile repoussent le renouvellement de leur forfait pour pouvoir mettre dans la balance les promesses du nouveau Niel.

 Révolution permanente

 Un dernier point, et non le moindre, reste à définir : comment le promu peut-il susciter un tel engouement alors que les NVMO (licences d’opérateur virtuel mobile) existent depuis longtemps et qu’ils sont toujours restés en périphérie des contrats ? Probablement grâce à son aura de révolutionnaire, mot ancré dans l’esprit des français, et de « partenaire social » de la démocratisation du contenu de la toile. Le fait que Xavier Niel ne soit pas engoncé dans un pardessus historique (Orange), économique (Bouygues) ou hésitant (SFR) lui donne cette sorte de virginité qui parle aux cœurs et aux porte-monnaies.

 Moi, comme les autres, j’attends mon cadeau de Noël

 En définitive, comme de nombreux possesseurs d’un téléphone bientôt libre de son lien avec un opérateur, j’attends que Free lui donne un lien privilégié avec la box qui traine dans le salon et fasse enfin de moi un communicant libre et heureux de pouvoir entrer dans le XXIème siècle affranchi de l’esclavagisme instauré par Orange, précurseur et profiteur. 

Source : ici  

 

.

 

 

 

 

1 Comment

  1. Avatar
    Rédacteur novembre 17, 2011

    Je vous invite à doubler d’imagination pour mettre fin à vos abonnements auprès de Orange, SFR et BouyguesTelecom (ces grands voleurs qui font saigner le Peuple !).
    Depuis août 2011, je ne suis lié à aucun opérateur et l’attente de voir mon téléphone Nokia 3310 sonner sur le réseau Free devient de plus en plus insupportable !!! :(

    « Free, la liberté n’a pas de Free »… en plus leur slogan à lui seul suffit pour attirer les épris de liberté et de… justice !

    Noël 2011 sera Free ou pas.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

 

Aller à la barre d’outils