CE QUE LES SéNéGALAIS CHERCHENT DANS LES CIMETIèRES : Terribles révélations d’un ancien «profanateur» de sépultures pour le compte d’hommes politiques

CE QUE LES SéNéGALAIS CHERCHENT DANS LES CIMETIèRES : Terribles révélations d’un ancien «profanateur» de sépultures pour le compte d’hommes politiques

 Il s’est décidé à parler, à briser le tabou quand nous avons publié, le 25 août dernier, un dossier consacré aux «pratiques mystiques et macabres dans les cimetières : ce que les Sénégalais cherchent dans les tombes», pour nous démontrer qu’il n’y a pas que les lutteurs, footballeurs, hommes d’affaires et autres Sénégalais lambda qui s’adonnent à ces pratiques surréalistes. Ce proche d’hommes politiques au pouvoir que nous connaissons bien pour commercer avec lui souvent (dans le cadre du travail) a dit sentir le besoin de livrer son témoignage sur la part des hommes politiques dans la profanation des tombes. Parce que justement, il fait partie de ces hommes de main si particuliers qui posent des actes inimaginables dans les cimetières. De terribles révélations qui font froid au dos et qui n’ont rien à voir avec les histoires de chiens enterrés vers la Vdn par des hommes politiques. Ces histoires sont d’un macabre plus profond, plus abominable, qui renseigne sur les pratiques peu orthodoxes qui ont cours dans les hautes sphères de l’Etat et qui expliquent peut être beaucoup de choses inexplicables aussi bien sur des hommes que sur des carrières.

«J’ai changé la percale d’un mort et coupé ses cheveux pour le compte d’une députée libérale»
«Après avoir consultée son marabout, une dame, députée libérale, m’a donnée un tissu percale tout neuf que je devais changer avec celui d’un mort déjà enseveli. C’était à l’occasion des investitures sur les listes pour les élections législatives de 2009. Elle avait l’ambition d’être députée. Et, comme elle était prête à user de tous les moyens pour arriver à ses fins, elle s’était lancée à la quête de marabouts. C’est ainsi que l’un des marabouts qu’elle a eu à consulter lui avait demandé d’acheter 7 mètres de tissu percale et les faire changer avec la percale du linceul d’un nouveau mort déjà enseveli. N’étant pas en mesure de faire ce sacrifice, elle m’a appelé pour que je l’accomplisse à sa place. Une proposition que j’ai acceptée, car elle m’avait promis un poste de travail, une fois son vœu réalisé. Pour arriver à mes fins, c’est-à-dire pour pouvoir changer la percale, je suis allé tôt le matin au cimetière pour guetter les morts qu’on venait y enterrer ce jour-là. À chaque fois que je voyais un groupe qui venait enterrer un mort, je m’associais à eux, tout en me renseignant du sexe du mort. Je demandais le sexe du défunt, parce que le marabout lui avait dit que la percale à changer devait être celui d’une femme morte. Et, comme par pure coïncidence, ce jour-là, un cercueil contenant le corps d’une femme, apparaissait dans les cimetières. Après m’être rapproché de la procession funèbre, et après avoir su que c’était une femme qu’on enterrait, j’ai suivi le cortège jusqu’à la tombe. À ce moment, j’ai assisté à l’enterrement et fait les prières mortuaires avec eux. Et, j’ai bien repéré l’endroit pour y retourner la nuit. C’est vers 3 heures du matin que je suis revenu dans les cimetières pour procéder au changement des percales. J’ai déterré le cadavre, changé la percale et coupé les cheveux de la dame, comme on me l’avait dit, avant d’ensevelir à nouveau la dépouille. Quelques jours après ce sacrifice, le vœu de cette responsable libérale du PDS s’est réalisé. Elle était tellement contente, que son sacrifice ait porté ses fruits, qu’elle m’a même proposé une partie de jambes en l’air en guise de récompense. Elle est venue en effet me trouver et m’a dit : ‘Aujourd’hui tes désirs sont des ordres. Tout ce que tu désires, je le ferais’. Je lui avais tout bonnement répondu de respecter ses promesses et de me trouver un travail pour que je puisse subvenir à mes besoins. Mais, hélas, elle m’a maintenant rejeté au second plan. Elle ne se souvient même plus de moi.

Les ongles d’un mort, des ossements humains déterrés pour un ministre de la République
Craignant les remaniements ministériels sans cesse du président de la République, Me Abdoulaye Wade, un ministre de la République qui ne voulait pas être démis de ses fonctions m’avait demandé de lui trouver non seulement les ongles d’un mort, mais aussi les ossements d’un cadavre humain. Il m’avait mis dans une épreuve douloureuse. Car couper les ongles d’un mort était une chose trop risquée pour moi. Mais comme il m’avait aussi promis un poste de travail, je l’avais fait, mais avec beaucoup de peine. C’est un sacrifice que son marabout lui avait recommandé. Il devait, avec les ongles et les cheveux du défunt malaxés dans une eau bénite que le marabout lui avait donné, prendre un bain mystique à la place de l’indépendance. C’est à 2 heures du matin que nous sommes allés sur les lieux. Il était nu comme un ver et avait commencé le bain mystique. Ce jour-là, je lui ai tenu compagnie jusqu’à ce qu’il termine sa besogne. Il m’a remis une somme d’argent, tout en me proposant un travail que je n’ai pas reçu jusqu’à présent. Pour vous dire, les sommes que je recevais pour accomplir de tels actes tournaient autour de 50 000, 100 000 et 150 000 francs Cfa.

«Un jour, j’ai trouvé une haute autorité, presque nue, en train de se baigner dans les cimetières»
Un jour, alors que je j’étais parti dans les cimetières pour y enfouir des «Xatim» (talismans) qu’un député m’avait remis, après avoir reçu les ordres de son marabout, j’y ai rencontré une haute autorité de l’Etat en train d’y faire ses bains mystiques. Le monsieur était presque totalement nu. Il ne portait qu’un short qui ne lui arrivait même pas au genou. Il était surpris quand il m’a reconnu. Ne sachant plus que dire, il m’a demandé de ne pas divulguer ce secret. J’avais l’air ahuri, éberlué. Car je ne pensais pas qu’une telle autorité fît de tels sacrifices et surtout dans les cimetières.

Un chat noir enterré dans la tombe d’un handicapé sous les ordres d’un député libéral
J’ai même enfoui un chat noir, vivant, dans une tombe d’un handicapé sous les ordres d’un député libéral. Lui aussi, c’est suite aux recommandations reçues de son marabout qu’il m’a appelé pour me confier cette tâche. J’ai fait mille et un détours, cherché partout avant de trouver un handicapé mort. Pour vous dire, j’ai fait, quatre mois durant, la quête pour rencontrer le deuil d’un handicapé. J’arpentais tous les jours et pendant quatre mois les rues et ruelles de Dakar à la quête d’un deuil d’un handicapé. Et j’ai fini par trouver. Comme j’avais déjà le chat, c’est vers 3 heures du matin que j’ai pris la direction des cimetières. Arrivé devant la tombe du handicapé que j’avais déjà repéré durant la journée, lors de l’enterrement auquel j’ai pris part, j’y ai enterré le chat noir vivant. C’est ce même jour que j’ai arrêté cette activité. Car, une fois que j’ai enfoui le chat, j’avais comme l’impression que les cimetières tournaient autour de moi. Un bruit étrange envahissait les lieux. Je commençais à avoir des frissons et la peur me tenaillait. J’ai quitté les cimetières en courant comme un fou, le corps dégoulinant de sueur. Une fois chez moi, j’ai bien réfléchi et j’ai décidé de ne plus jamais faire de pareilles choses, pour rien au monde.

«Un ministre m’a proposé trois millions pour aller enfouir des ‘Xatim’ dans les cimetières, mais j’ai refusé»
Pour vous prouver que je ne m’adonnerais plus jamais à de tels actes, tout récemment un ministre en fonction m’a appelé et m’a proposé pas moins de trois millions de F Cfa pour aller enfouir des ‘Xatim’ dans un cimetière. Mais j’ai refusé l’offre, tout en lui faisant savoir que, pour le restant de ma vie, je ne ferai plus jamais ce genre de choses. Car, au plus profond de mon être, je regrette d’avoir eu à faire ces choses pour le compte de gens malhonnêtes, qui n’en valent pas la peine. Parce que tous ceux pour qui j’ai fait ces sacrifices en profanant des tombes, ils m’ont oublié dès qu’ils ont eu ce qu’ils voulaient. Et, pourtant, j’ai pris des risques, et je me suis sacrifié pour eux. Actuellement, je me repens et prie tous les jours le Créateur Suprême afin qu’Il me pardonne ces péchés que j’ai eu à commettre dans le passé».  

 

Source (secondaire) : http://www.seneweb.com/news/Societe/ce-que-les-senegalais-cherchent-dans-les-cimetieres-terribles-revelations-d-rsquo-un-ancien-laquo-profanateur-raquo-de-sepultures-pour-le-compte-d-rsquo-hommes-politiques_n_52151.html  

 

 

 

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1 Comment

  1. Avatar
    Allah komo siiré octobre 08, 2011

    Ces types de profanation sont monnaie courante à Diawara, le matin où que vous passiez dans Diawara, vous n’entendez que ça : la tombe de telle personne qui a été inhumée hier a été profanée, des doigts ou des oreilles du cadavre sont coupés à des fins mystiques. Et avec ça, nous nous disons musulmans. Allah va se régaler le jour du Jugement Dernier.

    Et avec ça on se plaint que les hivernages soient chaotiques ? Allah ne somnole pas déh !!!

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