DIAWARA : Un collège en construction depuis mathusalem

DIAWARA : Un collège en construction depuis mathusalem

La commune de Diawara connaît de grandes difficultés structurelles sur le plan scolaire et ce depuis  1998, date de la création du C. E. M. de la dite localité. À sa création, en 1998, ce sont les locaux de l’association Al Fallah qui servaient de salles de classes, celles-ci cohabitaient avec une dara. Le C. E. M. était installé là-bas de manière provisoire. Par la suite, pour davantage de confort et pour permettre surtout aux élèves de poursuivre leur scolarité dans des conditions optimales, l’association Le Corédia, sous l’impulsion des ressortissants de Diawara en Europe, ont entamé la construction de quatre salles classes, ainsi qu’une salle pour les professeurs ; cette construction s’élevait à 16.000.000 FCFA. Ces quatre classes n’étant guère suffisantes, 3 salles sont emménagées à l’intérieur de la ville pour permettre aux 900 élèves du C. E. M. de poursuivre leur scolarité dans des conditions acceptables.

Le nombre d’élèves ne cessant d’augmenter de manière exponentielle, Le Corédia avait décidé  de rencontrer, en janvier 2005 M.  Léopold Faye (actuel Consul Général du Sénégal à Paris) qui était Directeur de l’Enseignement Moyen et Général (DEMG) au ministère de l’Éducation nationale, afin que, suivant les nombreux projets de construction de C. E. M. partout au Sénégal, un collège soit construit à Diawara avec davantage de classes par rapport à celui construit par Le Corédia. C’est ainsi qu’en 2008, il fut décidé d’inclure la requête du Corédia dans le programme d’USAID qui consistait à construire un certain nombre de collèges dans le pays.

En Juin de la même année, les travaux du nouveau collège ont débuté. Mais depuis lors, rien n’est encore terminé. Les travaux reprennent pendant quelques temps et ensuite  tout s’arrête, avec des intervalles de reprise allant de 6 à 12 mois ; jusqu’à présent, 3 ans après, rien n’est encore arrivé à terme, il n’y a eu qu’un tiers de l’œuvre qui est effectué. Lorsque les autorités (IDEN de Bakel sous la tutelle de Saïdou BÂ ou le préfet Amadou Mactar Cissé) sont sollicitées pour savoir pourquoi rien n’avance, les réponses sont évasives, rien de  bien précis n’est apporté.  Tantôt ils disent que c’est à cause d’un non respect des normes de construction, parfois ils avancent l’hypothèse de problème de financement ; mais ce qui est sûr, c’est qu’il est difficilement imaginable que l’USAID finance la construction de collèges sans réellement budgétiser chaque entité. Mais toujours est-il que les travaux sont au point mort, malgré les assurances de reprises  avant la fin de la présente année scolaire (lors d’une rencontre entre  l’A. P. E. et l’inspecteur d’académie (Bakel), M. Saïdou BÂ, le 2 mars 2011).

En dépit de  tout cela, il faut rendre hommage aux enseignants du C. E. M. de Diawara  qui font preuve de courage et d’abnégation pour dispenser des cours dans ces conditions difficiles.  Ce qui est certain aussi, c’est qu’à la rentrée d’octobre 2011, beaucoup d’enfants ne seraient pas acceptés lors des inscriptions, à cause du manque de classes, seule la reprise immédiate des travaux du nouveau collège peut prévenir une telle situation qui s’annonce catastrophique.

Il faut que l’État et les autorités académiques prennent leurs responsabilités, il en va de l’avenir des enfants, de la jeunesse, ceux-là même qui sont au centre des préoccupations actuelles du pouvoir central.

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