[ Vidéo – Paris ] : Pape Diop, Serigne Mbacké Ndiaye et Cie, copieusement hués

[ Vidéo – Paris ] : Pape Diop, Serigne Mbacké Ndiaye et Cie, copieusement hués

Venu vendre le projet Global Voice cher au Président Wade et qui consiste à faire gérer les appels entrant au Sénégal par une nébuleuse, Pape Diop -accompagné d’une forte délégation- n’a pas pu commercialiser son produit. Son opération de charme comme la communication de ses accompagnateurs ont été accueillis par des insultes et des coups de poing.« Assassins, assassins, assassins ! », c’est par ces cris d’indignation que la délégation officielle, -conduite par la deuxième personnalité de l’Etat du Sénégal, Pape Diop, le président du Sénat-, a été accueillie par les émigrés de France, à la rue Hamelin, à Paris. Hier soir, dépassé par cet inopiné et déshonorant spectacle auquel personne ne s’attendait,

Pape Diop -que les conditionnés du Sopi avait commencé à acclamer par des « Président, président »-, a tenu à mieux faire entendre le message ambigu des protestataires. « Ils ne parlent pas de nous, mais manifestent certainement leur mécontentement suite à la mort –tué par un gendarme Ndlr- d’un manifestant à Sangalkam, au Sénégal », a déclaré l’hôte du jour qui était visiblement à l’étroit dans son costume. Se croyant en terrain conquis lors de son entrée dans la salle, l’ancien édile de Dakar sera arrêté net au moment où il avait démarré son speech. S’ensuivent plusieurs minutes d’insultes, de bousculades et de bagarres. Si les uns veulent rester et marquer leur désaccord, les autres voulaient les faire sortir de la salle. « L’image du Sénégal ne doit pas être ternie à ce point », ont-ils fait entendre, en s’attaquant à Pape Diop, c’est à l’institution qu’ils s’en prennent. » « Il faut les faire taire ou les évacuer de la salle », ordonne un responsable du Pds. Décidés à ne pas laisser le terrain aux caudataires moutonniers du parti au pouvoir, les contestataires ont fait comprendre aux pandores envoyés pour faire le travail de gros bras que le Consulat était aussi le leur ; par conséquent personne ne les fera sortir de là.

La Sécurité dépassée

L’option de faire intervenir la police française pour renforcer le personnel de la sécurité est très tôt envisagée, mais elle sera aussitôt annulée sans qu’aucune raison ne soit donnée à l’assistance. « Si la police était intervenue, la situation aurait été autrement plus grave » a averti un des manifestants. Dépassés un premier temps par les contestataires, les militants du Pds vont peu à peu reprendre leurs esprits en accusant tantôt Talla Sylla, tantôt Macky Sall de l’APR d’être l’instigateur de ce coup d’éclat que Pape Diop qualifiera « d’insultes gratuites ». Face à la détermination des frondeurs, les responsables du Pds, reprenant de la voix, essayeront de trouver un terrain d’entente avec les « infiltrés » devenus, du coup, très nombreux dans la salle.

Amadou Ciré Sall, député et vice-président de l’Assemblée nationale, pour calmer les esprits et permettre à l’ancien maire de Dakar de faire son discours, a demandé qu’une minute de silence soit observée à la mémoire de Malick Bâ, celui-là dont la mort a servi de rampe de lancement de la contestation. Après presque une demi-heure d’invectives et d’empoignes, le silence s’installe à nouveau dans la salle de conférence. Il ne sera que de courte durée. Reprenant la parole, le président du Sénat croyant pouvoir être accueilli par des hochements de tête et des regrets coupables a qualifié le comportement de ses compatriotes d’irresponsable et traité les contestataires de « personnes indignes ». Se sentant offensés, les compagnons de Mme Mbacké Sokhna Awa Diop, la responsable de l’APR en France, sont à nouveau revenus à la charge.La délégation se retire sur la pointe des piedsLes insultes comme les cris vont fuser de partout et la chienlit s’installer pour de bon. Désormais à chaque mot prononcé par les conférenciers est opposé des cris et des insultes.

« On ne veut pas de votre Global Voice, on ne veut pas de vos promesses », scandent les intrus. Des interventions de la deuxième personnalité de l’Etat pour vendre l’idée de soutenir leur projet comme de celles de ses co-débateurs, rien n’aura été retenu. Profitant du micro qui lui est tendu, M. Doro Sy, du parti socialiste, a fait savoir que ce qui vient de se passer dans cette salle montre à satiété que la confiance est rompue entre l’Etat et ses administrés. Son intervention est stoppée par des insultes et le micro arraché de ses mains. Démarrée vers 18 heures par des cris de désapprobation, la rencontre a été levée aux environs de 21 h 30 dans un climat de sauve-qui-peut : Pape Diop a été évacué par le service de sécurité vers les bureaux du Consul. Dans ses appartements, le représentant du Sénégal a convié certains journalistes pour faire passer ce projet tant décrié que tout le monde, ici, s’accorde à dire ne pas vouloir.

Source :Seneweb

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