La pêche au Sénégal

La pêche au Sénégal

La pêche au Sénégal: La pêche industrielle

La pêche représente 2,5% du PIB du Sénégal et constitue la première branche exportatrice du pays avec 185,4 milliards F Cfa (282 millions d’Euros) de recettes. 600 000 personnes travaillent dans ce secteur, dont 400.000 dans la pêche traditionnelle. Le Sénégal est passé d’une production de 50.000 tonnes en 1965 à 453.000 tonnes en 1997.  Mais cette production a enregistré une baisse et était estimée à 395.000 tonnes en 1999. Les résultats de la pêche maritime contrastent avec ceux de l’aquaculture et de la pêche continentale dont les captures sont de 13.000 tonnes en 1999 contre 30.000 en 1970. Les deux sous-secteurs sont restés peu dynamiques malgré les potentialités existantes.

Depuis le 1er janvier 2002, les navires de pêche européens ont cessé toute activité dans les eaux sénégalaises, en raison de la non prorogation de l’accord de pêche Sénégal-Union Européenne (UE) qui a expiré le 31 décembre 2001. Le Sénégal et l’UE n’ont pas réussi à conclure un nouvel accord pour renouveler le protocole signé en 1997 et prorogé à deux reprises après son expiration fin mars 2001.

Ces négociations entre experts sénégalais et européens avaient achoppé en décembre sur les aspects techniques du nouvel accord, notamment sur les limites des zones de pêche et la période de repos biologique que le Sénégal veut instituer pour préserver ses ressources halieutiques. Celles ci font l’objet d’une forte pression avec plus de 10.000 pirogues opérant dans la pêche artisanale et près d’une centaine de bateaux battant pavillon étranger au large des côtes du Sénégal.

La Commission européenne avait assuré en avril 2001 que les possibilités de pêche pour les Européens dans les eaux sénégalaises seraient déterminées de façon scientifique et en concertation avec les autorités de Dakar. Les bâtiments européens concernés par l’accord qui a expiré sont des navires espagnols, portugais, français, italiens et grecs.

Dans cet accord, le Sénégal devait percevoir une compensation financière de 48 millions d’euros sur quatre ans. L’UE dépense environ 270 millions d’euros par an pour acheter des droits de pêche à l’étranger, essentiellement en Afrique.

Outre ces accords, la Commissions européenne a soutenu la pêche artisanale en Casamance (sud) et sur la Petite Côte (centre) pour un total de 8 millions d’euros pour la période 1996-2000. L’Union européenne entretient avec Dakar des accords sur la pêche depuis 1979.

La pêche artisanale

La nature a doté le Sénégal de fleuves généreux et de côtes qui sont parmi les plus poissonneuses au monde. Bien avant l’arrivée des chalutiers, la pêche était réservée à certaines familles (Bosso, Lébou,etc…). Les pêcheurs allaient la nuit et ne rentraient que tôt le matin. On distinguait deux types de pêcheurs: ceux qui le sont de père en fils et qui possède dit-on d’énormes pouvoirs occultes afin de calmer les esprits des profondeurs et ceux qui le font par besoin. En ce temps les pirogues voguaient à l’énergie musculaire et les filets ne dépassaient quelques dizaines de mètres.

Aujourdhui, cette façon de pêcher a tendance à disparaître. On ne peut pas parler de pêche artisanale au Sénégal sans parler de Soumbédioune, Kayar ou Ndar. Sénégal, la pêche est devenue, au cours des dernières années, le secteur économique primaire le plus important devant les phosphates et l’arachide. Selon l’Observatoire économique de la pêche au Sénégal (OEPS), quelque 330 000 tonnes ont été capturées pendant l’année 2000, et le secteur artisanal y a contribué à 85%.
Le recensement de 1997 indique que plus de 44 000 pêcheurs artisans opèrent à partir de quelque 7 600 pirogues de mer, dont 90% sont motorisées (source : Direction de l’Océanographie et des Pêches Maritimes et Centre de Recherches Océanographiques de Dakar Thiaroye).

Le parc piroguier de Kayar est constitué de 350 embarcations dont 93% sont motorisées. En période de campagne de pêche, la flotte peut atteindre 960 pirogues. En 2001, la production halieutique était de 26.000 tonnes de produits pour une valeur commerciale estimée à quatre milliards huit cent trente deux millions de francs CFA (soit 7 366 000 euros). Les captures de petits pélagiques représentent 90% des débarquements. La spécialité de Kayar est la pêche du jour réalisée par les pêcheurs à la ligne et destinée en grande partie à l’approvisionnement des entreprises d’exportation des produits halieutiques frais. Le modèle de gestion communautaire de Kayar, basé sur la concertation et la définition de règles consensuelles de gestion, a démontré qu’une régulation de l’effort de pêche et une augmentation de la taille minimale des poissons capturés, combinées à une bonne organisation du marché pouvait aboutir à une augmentation substantielle des revenus des pêcheurs. Grâce à ce modèle, certains pêcheurs de Kayar ont pu multiplier leur revenu par cinq. Le modèle de Kayar constitue un exemple montrant que la Conservation est compatible avec une exploitation rentable des ressources marines. Cette démonstration est d’autant plus convaincante que le contexte dans lequel l’exemple de Kayar se passe est très défavorable (diminution des ressources, augmentation des pêcheurs).

Un autre avantage de ce modèle de gestion communautaire de Kayar est qu’il prend en compte beaucoup d’aspects de la vie quotidienne des pêcheurs tels que la salubrité des aires de débarquement et de transformation des produits halieutiques, la sécurité en mer et la vie sociale du village. Ceci a fortement renforcé la crédibilité du Comité des Pêche de Kayar et du service des Pêches qui sont les principaux initiateurs de ce modèle.

La pêche sportive

La pêche dite sportive est essentiellement pratiquée par les touristes et elle attire de plus en plus de passionnées par ce genre de sport. Cette pêche est souvent organisée par les circuits touristiques voire hôteliers et rapportent beaucoup à leurs organisateurs. One ne peut certainement pas parler de pêche sans parler de la Casamance qui est l’une des régions les plus riches en poissons. Il existe d’innombrables clubs de pêches plus ou moins exotiques.  La pêche sous-marine autorisée en apnée, nécessite une licence de pêche. En fonction de ses capacités physiques, il est possible de chasser en été les mérous, barracudas, carangues, sérioles, liches, et en hiver les badèches, mérous, thiofs et tous les poissons de roches. La pêche à la petite traîne se pratique toute l’année, à proximité des côtes et ne nécessite pas de bateaux puissants. Pour approfondir ce sujet, allez voir

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