Hamidou Diaye Koita , le tout nouveau Maire de la commune de Diawara

Hamidou Diaye Koita , le tout nouveau Maire de la commune de Diawara

Né à Diawara  le 22 Octobre 1957 à Diawara, Hamidou Diaye Koita est aujourd’hui la personnalité politique phare de la commune de Diawara. Fils de Méta Doucouré  et de Diaye Koita, Hamidou s’est frottée à la politique très jeune. En 1974, il s’intéresse au nouveau parti qu’un certain Abdoulaye Wade vient de créer pour tenir tête au puissant parti de Senghor. Pourtant rien ne prédestinait Hamidou à la politique. Il a adhéré au parti démocratique Sénégalais par volonté de changement. Senghor  et son parti avaient craché du vert sur tout le Sénégal et aucun parti politique digne de ce nom pouvait contrecarrer cette marrée verte. Pourtant Hamidou crût à la « Wadamania »  très jeune, ce vieux qu’il prenait pour un toubab aux premières heures du Sopisme. Mais comme tout jeune Soninké, la politique était loin d’être sa première préoccupation. Malgré ses ambitions locales pour le parti démocratique Sénégalais, il devait mettre cette merveilleuse idée en veilleusse. La France l’attendait comme un jeune valide attendait sa «  Xousso » ( Jeune vierge). Fouler le sol de Paris était une évidence pour tout jeune Soninké surtout de Diawara où l’émigration jouissait d’une bonne cote de popularité. Le 15 Juin 1974, Hamidou débarque à Paris. Il devait venir écrire une partie de son histoire comme tous ses frères Soninké : «  Metro, boulot, dodo ». Mais Hamidou n’a pas l’habitude de se contenter du minimun. En 1975, il créé avec quelques connaissances la Fédération du parti démocratique en France. Ses compagnons sont entre autres Samba Yougo Koita  de Diawara, Samba Sidibé de Ballou, Mody Sy  de Matam.

En 1978, Hamidou Koita retourne au Sénégal et fît une tournée dans l’arrondissement de Diawara pour faire connaître la PDS en ne comptant que sur ces propres moyens. Sans carte d’électeur, il réussit à créer une mouvance pour apporter son soutien au parti de Wade. Malgré la défaite du Pape du Sopi aux élections, il décide de s’installer dans sa terre natale dans les années 1980 pour travailler la terre. Avec sa fratrie, ils mettent sur pied une plantation agricole à Diawara. Ce choix témoigne d’un patriotisme sans fin. Quitter Paris, ses métros et sa tour Eifel pour aller travailler la terre ! Peu des gens auraient crû à ce pari… Hamidou le fit pourtant.

En marge de ce projet agricole axé sur les fruits et légumes, il milite activement au sein du parti démocratique. Il sillonne très souvent l’arrondissement de Diawara pour trouver de nouveaux alliés. Il a toujours cru au changement. Au même moment, on assistait à la valse des présidents à la section départementale du PDS à Bakel : Dahaba Tounkara, Amath Dème, Yaya Konaté, Mamadou Diallo Dit Dangala  (Paix à son âme ), Kalidou Sy… Ce signe d’instabilité ne décourage guère le fils de Méta. Il combattit auprès des siens jusqu’aux années de gloire du Sopisme. En 2000, le vent de l’alternance a soufflé au Sénégal. Le vieux parti des mastodontes (Parti socialiste) s’est écroulé. La présidence du Sénégal revient au vieux opposant Abdoulaye Wade. Pourtant le département de Bakel savoura peu cette victoire nationale. Le Ps est mort au niveau national mais pas dans le département de Bakel. Cheikh Cissokho et ses camarades sont toujours à la mode. Hamidou poursuit néanmoins son combat politique à Diawara et au niveau départemental. En 2002, son parti commence à voir le bout du tunnel. Grâce à la coalition Cap 21, le PS trouve un concurrent à sa taille. Le parti au pouvoir grandit au niveau du département de Bakel.

Le 22 Mars 2009, lors des élections locales il rafle la mise et devient Maire de la commune de Diawara après avoir occupé le poste de président de la section PDS de Diawara de 1982 à 2009. Cet agriculteur concrétise son rêve de jeunesse : implanter durablement le parti démocratique à Diawara. Maintenant aux rênes de la Mairie de Diawara, Hamidou n’a point le temps pour la politique politicienne. Il veut s’attaquer aux maux de Diawara sans perdre une seconde. Ses nombreuses années dans l’opposition lui ont permises de sérier les forces et les faiblesses de son terroir. Sa première préoccupation est d’assainir la commune de Diawara. Selon lui, Diawara ne doit plus vivre dans la saleté. Actuellement, par le biais d’ONG, le Maire cherche à monter des projets viables pour faire de l’insalubrité de Diawara un mauvais souvenir pour la population. Sur le plan hydraulique, un deuxième forage vient de voir le jour dans le quartier de Wodouga. Une soulagement pour la population mais ce forage est loin de régler le problème de l’eau à Diawara. Aujourd’hui, un autre projet pour la construction d’un troisième forage est en gestation. Lors d’un entretien avec le président Abdoulaye Wade, le Maire de Diawara interpelle son chef de parti sur le problème d’électrification de Diawara. Ce dernier lui assure qu’il y pense et le maximum devrait être fait pour faire de Diawara une ville de lumière. A moi d’interpeller Monsieur le Maire sur le problème d’insécurité de la commune de Diawara, il me répondit qu’il travaille déjà sur ce sujet et après entretien avec le chef de brigade de la gendarmerie de Bakel lors de sa prise de contact, Diawara devrait être doté d’un poste de gendarmerie. Sur le plan culturel, le Maire a parlé d’une nouvelle radio communautaire actuellement en gestation. Cette radio est le fruit de son amitié avec le Ministre Habib Sy. Elle sera très prochainement en service pour émettre dans la commune de Diawara et environs. Selon lui, Diawara est en marche…Et il a besoin de tous les fils de sa commune pour sortir leur ville de la promiscuité. Il pense à travailler étroitement avec les immigrés de son terroir qui par le biais de COREDIA peut placer Diawara au cœur de la modernité. La santé et l’éducation seront également au coeur de ses batailles.

Source :  http://www.bakelinfo.com/

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